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Entre insuffisances et satisfaction

Le wali s’est enquis de l’état du processus des investissements industriels générateurs d’emplois, ainsi que du parc des logements de la wilaya.

Sur le terrain, le premier responsable de la wilaya a examiné l’état actuel du processus des investissements industriels privés qui, a-t-il fait remarquer, vont désormais suppléer l’État en matière de création d’emplois, ainsi que le parc des nouveaux logements construits et en cours de construction. Sur ce dernier point, il a indiqué que d’ici la fin de l’année en cours 9 000 logements – toutes formules confondues – seront distribués à leurs bénéficiaires.
Lundi, la liste des attributions de logements dans la localité de Sériana a été affichée, celle de Batna – la plus attendue depuis plus de deux années – le sera à son tour le 15 septembre prochain, et la distribution de 2 153 logements sociaux suivra dans l’agglomération de Hamla. À El-Madher, le wali s’est rendu à la zone d’activité aménagée depuis 1997 sur une superficie de plus de 15 hectares, pour une capacité de 78 lots fonciers. La concrétisation de 26 projets d’investissements privés a été effective mais 9 projets n’ont pu être lancés sur une superficie de 13 lots. Les autorités de la wilaya ont donc dû récupérer 14 lots fonciers représentant 8 projets. 11 autres lots font l’objet d’une récupération par voie de justice. Il y a des hauts et des bas dans ce processus d’encouragement des investissements industriels privés. “Certains candidats à l’investissement font le geste du démarrage puis s’en vont”, a déclaré le wali qui a relevé au passage un manque de sérieux chez certains candidats. Sur le site de la société Gamma Pharm de production de médicaments à usage vétérinaire de l’ancien député et vétérinaire M. Benharkat, le wali a découvert que cet investisseur, ayant achevé l’aménagement de son usine, a accaparé illégalement un lot limitrophe pour une extension. Les travaux effectués sur ce lot se seraient effectués sans permis de construire. Dans tous les cas de figure, le wali a déclaré refuser de délivrer un certificat de conformité. Par ailleurs, sur le site des 100 logements, des citoyens ont exprimé des réclamations et leur ras-le-bol des promesses. Le wali les a considérées comme fondées et légitimes. À Boumia, face au site des 20 logements où s’est déroulée la cérémonie de remise des clés à leurs bénéficiaires, des voisins qui résident dans une cité de 20 logements ont arboré une banderole réclamant le gaz de ville. Sur le champ, le wali a instruit le directeur général de l’OPGI et l’intérimaire de la Société d’électricité et du gaz (ex-Sonelgaz), de ficeler le dossier technique afin de raccorder dans les plus proches délais cette cité au réseau du gaz naturel.
Au parc industriel de Aïn Yagout, plus précisément à Draâ Boultif, le wali a inspecté une unité industrielle en cours d’aménagement pour la fabrication de plaques de céramique : la production prévue sera de 24 000 carreaux/jour et le nombre de postes d’emploi sera de 210. Cette zone d’activité est officiellement réservée aux industries chimiques, matériaux de construction, électriques, électroniques, métalliques et mécaniques.
Une virée au chantier de l’usine de production de turbines, fruit d’un partenariat algéro-américain entre Sonelgaz et Général Electric selon la règle de 51/49, a permis de connaître la date d’entrée en production de l’usine : fin 2018.
L’usine Aurès-Solaire, en phase de production de panneaux photovoltaïques (énergie renouvelable), a suscité pour sa part la satisfaction du wali lequel s’est par la suite rendu au chantier de la société Glovis de montage de véhicules de marque Kia – sur le territoire de la commune de Djerma, daïra d’El-Madher – dont l’entrée en production est programmée pour janvier 2018. L’unité devrait  produire en SKD 40 000 véhicules et utilitaires dans une première phase, cadence qui devrait atteindre ultérieurement l’objectif de 100 000 véhicules en CKD. Enfin, la visite du centre des sports équestres, doté d’un hôtel de 30 chambres, a provoqué la colère du wali qui a déploré des malfaçons dans certaines parties de la construction. Il décidera d’ester l’entrepreneur en justice et mettre en demeure les bureaux d’études concernés.

Source: Liberté le 0709-2017

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