Alors que le taux d’avancement est de 60% seulement, la cadence des travaux traîne en longueur.

Trente souscripteurs ont opté en 2015 pour le dispositif de location-vente (AADL) et, depuis, leur rêve s’est transformé en cauchemar, puisque le coût du logement a fait un bond spectaculaire de 100 millions de centimes d’augmentation et les travaux avancent à petits pas. En effet, le marché a été attribué à une entreprise qui a réparti son personnel sur des chantiers avec lesquels aucun contrat ne la lie.

Concernant les blocages, selon les souscripteurs, ils seraient dus à une mauvaise appréciation de la part du maître de l’ouvrage (AADL) de l’approvisionnement du chantier en matériaux de construction, en particulier le ciment, puisqu’à ce jour sur les quatre bâtiments qui constituent le projet deux sont finis, le troisième en est aux corps d’état secondaires, et pour le quatrième, il lui reste trois dalles à couler pour séparer les étages.

Non content de ces retards dont les coûts sont supportés par les souscripteurs, le représentant de l’AADL à Mostaganem a chamboulé l’ordre d’attribution des logements censés avoir été arrêtés lors de la souscription et ce, dans le cadre d’une vente sur plan. Pour d’autres contestataires, le taux d’avancement des travaux est de 60% seulement et la cadence des travaux est très faible. “Les chantiers ne sont pas suffisamment alimentés en matériaux et le nombre d’ouvriers est insuffisant”, expliquent-ils.

Certains souscripteurs, en colère, affirment s’être portés acquéreurs en 2015 pour des logements de moyen standing, lesquels comprennent des F4 et des F3. Selon eux, leur projet a été “négligé” par les autorités locales. Beaucoup d’entre eux, disent-ils, ont réglé les sommes exigées intégralement, pendant que d’autres sont en train de les régler par tranches.

Ensuite, ces citoyens indiquent avoir interpellé les autorités de la wilaya, à savoir l’agence foncière, au même titre que le ministre de l’Habitat, pour mettre un terme à cette mascarade, selon eux. “Chaque jour de réception, à savoir le mardi, nous nous rassemblons pour nous enquérir de la situation de nos dossiers, que nous avons dû réactualiser d’ailleurs”, précisent-ils. “Aucun responsable n’est en mesure de nous recevoir ni d’écouter nos doléances”, ont-ils déploré.

Liberté Algérie du 18-02-2020