Plusieurs dizaines de souscripteurs AADL2-2013 se sont rassemblés, hier, devant le portail principal du siège de la wilaya de Béjaïa pour dénoncer le retard mis dans la livraison de leurs logements. Ils sont au moins 9 920 souscripteurs qui attendent depuis six ans pour avoir les clés de leurs logements et en finir avec les déboires de la location et l’exiguïté des maisons parentales.

Une promesse aurait été donnée par la wilaya d’engager les travaux d’aménagement des VRD pendant l’été, mais rien n’a été fait. Ce n’est, en effet, qu’en début du mois en cours que le wali a réuni les entreprises ayant déposé des plis pour la prise en charge de la voirie et des réseaux divers, ainsi que les directeurs de l’exécutif concernés par les opérations de branchements de l’eau, de l’électricité et du gaz, ainsi que de l’assainissement.

 

D’après l’association Espoir, des souscripteurs AADL2-2013 de la wilaya de Béjaïa, le taux d’avancement des projets lancés en 2018 ne dépasse pas les 20%, à l’image du projet des 1000 logements GE.BE.CO de Oued Ghir, dont le taux d’avancement affiche une moyenne de 16%. Selon une situation récente publiée par l’association, «le projet des 2000 logements CCCC lancés en 2016 à Oued Ghir est à 78%, les 1000 logements GE.BE.CO entamés en 2017 sur le même site sont à 75% d’avancement, celui des 3200 logements Atlas, qui a démarré il y a trois ans est à 63% , pendant que les 72 logements de Toudja sont à 14% seulement». Compte tenu de ces retards, les souscripteurs exigent l’augmentation de la cadence des travaux et la mise en place d’un bureau d’études et de suivi pour contrôler les entreprises réalisatrices des programmes AADL.

Sur un autre volet, les protestataires ont réclamé aussi l’engagement des opérations de paiement de la deuxième tranche pour une partie des souscripteurs et l’ouverture de l’opération du choix du site pour le reste des souscripteurs AADL 2013. Afin que les nouveaux souscripteurs ne subissent pas les mêmes problèmes que les précédents prétendants aux logements, l’association demande le lancement dans les plus brefs délais des projets restants, à savoir les projets 2019 localisés à Amizour, Remila et Sidi-Boudrahem.

La création de la décharge sauvage au milieu des blocs d’habitations, au pôle des 3200 logements Atlas, a également provoqué la colère des futurs habitants de ces cités. Pour rappel, les habitants de Oued Ghir se sont opposés à la décision du maire de rouvrir le CET de Sidi Boudrahem pour pouvoir éradiquer cette décharge sauvage créée au cœur du nouveau pôle urbain d’Ighzer Ouzarif et qui est située sur l’emprise des projets de VRD des nouvelles cités AADL et des logements sociaux implantés sur les lieux. 

Source : Elwatan du 16.09.2019