Las d’une attente qui n’en finit pas, plus de 100 souscripteurs aux logements AADL2 se sont rassemblés, hier, devant le cabinet du wali pour solliciter son intervention, à l’effet « d’accélérer les travaux au niveau des chantiers » et « fixer la date de livraison des appartements », disent-ils.

Et dire, selon le commentaire de leur représentant Salah, que le projet date de 2013 et que le contrat signé au départ prévoyait une remise des clés deux ans après, soit en 2015. Malheureusement, poursuit-il, et malgré un retard de plus de trois années et au vu du rythme des travaux, toujours en cours, mais littéralement à la vitesse d’un escargot, les clés ne seront pas remises de sitôt. Et d’expliquer que les taux d’avancement du programme de plus de 13.000 logements AADL, répartis sur plusieurs sites, à savoir celui de la nouvelle ville de Ali Mendjeli extension sud, la localité de « Ratba » dans la commune de Didouche Mourad et de « Mouzina » à El Khroub, se situe à près de 90% et ne manque que les VRD. A l’exception cependant, dit-il, du quota de plus de 1.000 logements prévus à El Khroub et dont les travaux n’ont même pas été lancés. Et d’indiquer qu’en général les difficultés ont trait aux VRD et aménagements extérieurs et c’est à ce niveau que les choses grincent véritablement et ce, en considération que les entreprises chargées de la réalisation de ces VRD sont lentes à la détente et le chantier avance à une vitesse très réduite. Et cela pour ne pas dire que les chantiers sont à l’arrêt, fait-il remarquer.

« Nous ne savons pas ce qui se passe exactement », dit-il. Et d’indiquer que « il y a juste 15 jours nous avons rencontré le chef de département chargé des projets en réalisation pour demander l’activation des chantiers, qui, lui-même, nous a semblé ne rien savoir sur la question et encore moins sur la date de livraison des logements. Par contre, il n’a pas manqué de nous relancer sur les 60 millions de centimes supplémentaires que l’agence nous a demandé auparavant de lui ajouter sur le prix de l’appartement. Prix de départ, qui n’est pas donné, estime-t-il, dans le sens où il est de 210 millions de centimes pour un F3 et 270 millions pour un F4, auxquels il faut bien évidement ajouter les 60 millions supplémentaires. Sachant qu’il leur est refusé de bénéficier de l’aide du FNPOS (Fonds de péréquation des œuvres sociales) et qu’avec l’ajout des 60 millions, c’est l’aide de 70 millions de la CNL (Caisse nationale du logement) qui s’en trouve annulée et que le financement du logement est finalement supporté par le seul citoyen ». Le chef de cabinet a reçu les protestataires et promis de transmettre ultérieurement leur requête au wali.

Source: le Quotidien d’Oran du 20/01/2019