L’actualisation des dossiers des postulants au logement Aadl, programmes 2001 et 2002 terminés, et le versement de la première tranche du prix initial effectuée progressivement, dans des conditions globalement satisfaisantes, il reste encore un problème en suspens. Celui des souscripteurs dont l’âge est supérieur à 69 ans, exclus de l’opération en raison, justement, de leur âge. Lyas Benidir, le directeur de l’Aadl est au fait du problème. Les représentants des souscripteurs -qu’il rencontre, de manière régulière, au siège national de l’Agence, sis à Saïd Hamdine (Alger) pour un point de situation- lui en ont fait part. En 2012 déjà, il avait promis d’examiner le problème et de trouver des solutions alternatives. Les concernés se considérant comme victimes, attendent du concret mais ne voient rien venir. Ils désespèrent de leur situation et crient leur désarroi. Ils demandent à rencontrer directement le DG dans
l’espoir d’arracher une autre promesse, celle de revenir sur sa décision de les exclure à cause de leur âge. Ils lui ont envoyé une lettre et attendent une réponse favorable, comptant sur sa «compréhension» et son «sérieux». Outre les concernés directs par ce problème, des citoyens expriment leur indignation. Ils s’élèvent contre cette décision d’exclusion qu’ils qualifient d’injuste et s’interrogent sur les bases juridiques qui en seraient à l’origine. «On aimerait bien savoir quels sont ces textes qui interdisent à un citoyen algérien de postuler un logement parce qu’il est trop vieux ou trop jeune», lance un homme, la soixantaine. Et un autre de poursuivre : «En plus de cela, est-ce que c’est de leur faute si leur demande de logement n’a été satisfaite que 13 ans après?» Une femme, la cinquantaine, estime que c’est à l’Aadl et au gouvernement algérien, de façon générale, d’assumer leurs erreurs passées dans le traitement des dossiers des deux programmes 2001 et 2002, avant de rejeter une quelconque responsabilité sur le simple citoyen. D’autres postulants, dont le salaire a été nettement augmenté depuis 2001 et 2002, ont vu leurs dossiers transférer à l’Enpi pour la formule LPP. Acceptant la chose, bon gré mal gré, ils demandent au moins à ce que leurs dossiers, dans le cadre de la nouvelle formule, soient traités en priorité, par rapport aux nouveaux postulants. D’autres citoyens s’interrogent sur les prix futurs, le paiement par tranches -et pourquoi pas le paiement total de l’appartement?- la disponibilité des espaces d’accompagnement et autres. La mission dont a été chargé l’ancien directeur de l’Eplf de Béjaïa est loin d’être facile. Il a de grands défis à relever.

 

Source : La Tribune