Les besoins nationaux en logement toutes formules confondues ont été estimés  à 250 000 unités par an.

Le nombre de demandes de logements sociaux avoisine le 1,6 million à l’échelle nationale. Preuve du besoin impérieux des Algériens en logements. Ce sont donc 1,6 million de demandes à satisfaire en social. Sachant qu’il y a 900 000 logements en chantier ou à lancer, il restera 720 000 logements à programmer durant le prochain quinquennal. Concernant la formule AADL, en plus des 50 000 demandes retenues dans le cadre du programme 2001/2002 et qui ont reçu les ordres de versement, 768 000 demandeurs dont près de 212 000 uniquement pour la wilaya d’Alger ont souscrit au nouveau programme de logements location-vente de l’AADL qui prévoit 230 000 unités. Selon les responsables de l’AADL,  les délais de réalisation de 24 mois seront tenus. Les premières livraisons de logement dans le cadre du nouveau programme sont prévues, selon eux,  fin 2015, début 2016.
Le lancement des travaux de réalisation dans le cadre de l’AADL2 a été entamé dès la mi-2013, soit avant le début de l’opération de souscription via le portail Internet de l’agence en septembre dernier. Il convient de souligner par ailleurs, que pour faire “réussir” le nouveau projet AADL, le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens. Le ministre de l’Habitat a assuré que le gouvernement a donné son accord pour un programme additionnel de 150 000 logements supplémentaires si le quota actuel ne suffisait pas. Depuis son lancement, 46 000 dossiers ont été traités dans le cadre de la formule LPP, dont 23 000 dans la capitale. Après étude des dossiers sur la base des critères fixés par l’ENPI, 33 000 dossiers ont été acceptés au niveau national, dont 16 380 à Alger. Il faut savoir que le LPP est une opération purement bancaire. Pour l’ADDL, l’Etat paye pratiquement entre 52 et 55% du logement. C’est un logement soutenu par l’Etat. Le terrain est gratuit, le crédit est bonifié au taux 0%, l’Etat verse un joint de 10 000 DA au m2 pour qu’il soit accessible aux souscripteurs. Tous ces facteurs font que le logement est soutenu à plus de 52%. Dans le LPP, il n’y a pratiquement pas de soutien si ce n’est le terrain et le prêt bonifié à un taux de 3%. Le bilan de l’exercice 2013 fait ressortir, à fin décembre 2013, le lancement de 1 898 394 logements sur un total prévu pour le quinquennat 2010-2014, de 2 228 000 unités, soit un objectif atteint à 85%.
À cette même date, 559 394 logements ont été livré, soit un taux de 63% du programme arrêté à 1,2 million d’unités en 2010. Soit un déficit de 720 000 logements à combler. Pour le programme global du secteur, pour lequel 63 milliards de dollars ont été alloués,  650 000 logements sont programmés pour 2014 tandis qu’il est prévu de réceptionner 300 000 unités au cours de la même année.

Source: Liberté