Les habitants des cité dite AADL (Agence d’amélioration et de développement de logement) cites 1, 2, 3, 4, 5 ; cité 2.500 et 2700 logements AADL Ain El-Beida, cité 1.300 logements El-Hassi; les cités 3.000 et 4.000 logements du pôle Zabana, et les souscripteurs qui n’ont pas encore pris possession de leur logement sont montés au créneau encore une fois afin de dénoncer les problèmes vécus au quotidien. En guise de protestation ils ont organisé hier matin un sit-in devant le siège de la wilaya. Brandissant des pancartes et des banderoles, les protestataires ont demandé l’intervention du wali.

Les habitants de ces cités dénoncent l’absence d’infrastructures de base et d’autres problèmes liés à l’absence de sécurité et le non raccordement de leur cité au réseau de la fibre optique. Selon l’un des représentants des habitants, M. Kaddar Mohamed, président du comité de quartier 2.500 El Izdihar, parmi les premières préoccupations des locataires «le renforcement de la sécurité dans les cités, pour aire face aux multiplication des vols et des agression. On propose à ce titre la mise en place d’une structure en préfabriqué entre le quartier 2.500 et 2.700 en attendant la construction d’un poste de police fixe. Nous revendiquons aussi l’installation de la fibre optique et une couverture aux réseaux de téléphonie mobile. Nos quartier sont isolés. Pour passer un coup de fil on doit sortir et se déplacer d’un endroit à un autre pour chercher une couverture au réseau». Notre interlocuteur a aussi abordé le problème d’absence d’infrastructures de base et d’autre commodités comme les stades de proximité. «Les enfants et les jeunes n’ont pas où se distraire. Et par la même occasion on interpelle le premier responsable de la wilaya pour intervenir et lancer les travaux du stade avant que l’assiette foncière ne soit détournée de sa vocation initiale», a-t-il soutenu.

Il a aussi abordé le problème des frais d’entretiens. «Nous demandons que ces marges soient revues à la baisse. Les services offerts par les gestionnaires AADL ne répondent pas aux attentes des locataires», a-t-il ajouté en évoquant au passage le problème de manque de transport dans ces cités.

En effet, les protestataires dénoncent ce qu’ils estiment des lacunes qui ternissent leur cadre de vie. Ils réclament la création d’un stade de proximité à côté du C.E.M, le lancement des travaux de la maison de jeunes, l’achèvement des travaux du château d’eau qui pénalise les locataires des immeubles à 9 étages à avoir de l’eau courante. Le manque de commerces est un de leur souci quotidien qui est aussi soulevé. Ils réclament plus d’attention de la part des autorités locales. Ils demandent dans le même sillage l’inscription au titre d’équipements d’autres écoles, ainsi qu’un lycée, sans oublier une crèche qui relèverait du secteur public. Les riverains qui interpellent les autorités locales pour l’ouverture d’un poste de police pour leur sécurité ainsi que leurs biens. Ils revendiquent aussi l’accélération du raccordement à la fibre optique pour le téléphone et internet, comme promis par le wali depuis mars dernier ; ce qui a entravé l’ouverture d’une annexe communale ainsi que la non-ouverture d’antennes de Sonelgaz ou d’Algérie Télécoms. D’autres problèmes ont été aussi soulevés comme l’absence de structures de santé, de locaux commerciaux, de marchés entre autre… Ils revendiquent aussi le lancement du programme de 4265 logements, la régularisation de la situation des souscripteurs qui ont versé la 1ère tranche.

Lequotidien d’oran du 2.2.2020


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