Dans un communiqué transmis à la presse locale, l’Association des souscripteurs de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL) de Biskra dénonce une fois encore les nombreuses lacunes, dysfonctionnements et retards dans la réalisation des nouvelles cités d’habitation, gérées par cet organisme accusé de réceptionner et de mettre à la disposition de leurs bénéficiaires des immeubles sans aménagements urbains alentours tels que des routes carrossables, de l’éclairage public, des espaces verts, des mosquées, des établissements scolaires, des sièges de la sûreté urbaine, des unités médicales et des infrastructures sportives et culturelles dignes de ce nom.

«Certains d’entre nous, fonctionnaires, commerçants ou artisans pères de famille, attendent leurs logements depuis 7 ans. Il y a des chantiers abandonnés à leur triste sort et d’autres qui sont implantés sur des assiettes foncières éloignées des centres urbains. Notre seul souci est d’offrir un toit et un environnement urbain décents à nos enfants. Il y a trop de blocages administratifs et de chantiers confiés à des entrepreneurs véreux ne respectant pas les cahiers de charges et les délais de réalisation», se plaignent-ils.

Les projets de construction de logements planifiés par l’Agence foncière, l’OPGI et d’autres organismes en charge du secteur de l’habitat et de l’urbanisme à Biskra sont globalement aux normes admises, mais ceux qui sont menés par l’AADL suscitent depuis des années de nombreux commentaires négatifs. «Etant donné que ceux-ci se démarquent par de mauvais choix de terrain, par des retards inexpliqués et par une valse d’entrepreneurs arrivant et repartant sans que les chantiers ne soient finalisés dans les temps impartis, les souscripteurs attendant impatiemment de pouvoir habiter leurs logements ne sont pas à la fête», est-il noté.

Elwatan du 27 SEPTEMBRE 2020