Lyes Benidir, le DG de l’AADL (Agence d’Amélioration et de Développement du Logement), qui promet que la durée d’attente des postulants ne dépassera pas les 36 mois, est également revenu sur les cités déjà livrées, où l’hygiène et la sécurité font cruellement défaut, et où les ascenseurs, de piètre qualité, tombent trop souvent en panne. L’AADL, cette « formule magique » qui avait commencé à régler la problématique du logement en Algérie, avant d’être gelée sans le moindre argument plausible, revient en force, plus prometteuse que jamais. C’est en tout cas ce qui ressort des déclarations faites par le premier responsable de cette agence, qui était hier l’invité de la Chaîne III. Selon ce responsable, en effet, près de 100 000 logements inscrits dans ce programme, dans sa phase deux, après sa réactivation, sont actuellement en chantier. Il s’agit là de la première tranche d’une totalité de 230 000 unités inscrite dans le cadre du programme dit AADL II. Lyes Benidir a précisé, dans le même ordre d’idées, que les travaux de réalisation avancent bien, ajoutant que la réception de ce programme est prévue vers la fin 2015. Selon les données de l’AADL, environ la moitié des demandes de souscripteurs déclarées éligibles ont été traitées au niveau de l’Agence. «Près de 42% de ces demandes ont été traitées et près de 330 000 dossiers physiques ont été déjà reçus» a-t-il dit, ajoutant que les dossiers réceptionnés seront soumis à une commission d’éligibilité, et une fois le dossier accepté, le souscripteur sera convoqué pour le payement d’une première tranche de 10 % du prix du logement. L’AADL a enregistré un total de 768 000 demandes dont près de 212 000 uniquement pour la wilaya d’Alger. Pour Benidir, «les délais de réalisation de 24 mois seront respectés», précisant que les premières livraisons de logements dans le cadre du nouveau programme sont prévues «vers la fin de l’année 2015 ou au plus tard dès le début de la suivante». Le lancement des travaux de réalisation dans le cadre de l’AADL2 a été entamé vers le milieu de l’année écoulée, soit bien avant le début de l’opération de souscription via le portail Internet de l’Agence en septembre dernier. «L’AADL en tant que maître d’ouvrage a recruté des ingénieurs et architectes pour assurer un suivi rigoureux des chantiers et lever tous les éventuels écueils», a-t-il encore dit. S’agissant de la qualité des travaux, Benidir a souligné que l’AADL a opté pour la réalisation de cités intégrées, rappelant que l’agence «veillera à livrer des cités disposant de toutes les équipements et commodités». Les nouvelles cités seront «réalisées en clé en main». «L’entreprise de réalisation retenue pour le projet réalise non seulement les logements, mais également les équipements d’accompagnement et les travaux de voirie et réseaux divers VRD», a-t-il promis. Selon lui, «50% du nouveau programme AADL sont constitués d’immeubles en R+5, 30% d’immeubles en R+9 et 20% d’immeubles en R+15». Concernant le recours aux entreprises étrangères pour la réalisation du programme, Benidir a indiqué que l’AADL a constitué une short- liste comprenant seulement des entreprises pré-qualifiées justifiant d’une capacité de réalisation supérieure à 2 000 logements. Il a ajouté que la démarche de la partie algérienne est de tirer profit du savoir-faire des entreprises étrangères via un cahier des charges qui impose au partenaire étranger de « recruter au moins 30% de la main d’œuvre algérienne » et « d’ouvrir des centres de formation dans les métiers spécialisés du bâtiment ». Les entreprises algériennes seront largement associées à ce programme a assuré Benidir qui souligne que «pour les travaux de VRD, cette participation devrait dépasser le seuil des 90%».
Pour ce qui est de la gestion des sites AADL déjà réceptionnés, le même responsable a expliqué que la filiale de l’Agence «GEST Immo» fournit de grands efforts pour améliorer la gestion des cités. «Une attention particulière est accordée à la maintenance des ascenseurs dont près de 70 seront prochainement complètement renouvelés», a-t-il ajouté. Ces derniers propos contredisent foncièrement les propos qu’a toujours tenus ce même responsable, pour qui «Gest Immo» ferait du «n’importe quoi», envisageant donc de faire appel à des sociétés créées dans le cadre du dispositif ANSEJ pour assurer l’hygiène et l’entretien des espaces publics et lieux communs des immeubles AADL. Quant aux ascenseurs, qui tombent beaucoup trop souvent en panne, il semble que cela soit surtout dû à leur mauvaise qualité, et non pas à leur surexploitation. Une convention pour le maintien et la réparation de ces ascenseurs a maintes fois été annoncée sans que cela n’aboutisse…

 

Le Courrier D’Algérie


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