Près de cinq hectares de terres agricoles fertiles de la plaine de M’kacem, dans la commune de Hennaya, sont menacés par le béton», ont dénoncé les agriculteurs et les citoyens de cette commune.

La superficie agricole en question a fait l’objet d’un choix de terrain pour la construction de 300 logements AADL.

Les habitants de la commune ne se sont aperçus de cette situation qu’ils qualifient de «catastrophe écologique» que lorsque les engins de terrassement sont entrés en action. Dès lors, de nombreuses voix, simples citoyens et agriculteurs, se sont élevées contre ce projet, dénonçant la perte inutile des terres fertiles qui signifie disparition des exploitations agricoles et, par ricochet, disparition de centaines d’emplois.

Les opposants craignent que cette urbanisation anarchique qui menace leur principale source de revenus, ne gagne davantage de terrain. «Une cité de 300 logements nécessite des équipements, n’est-ce pas ? Alors combien d’autres hectares de ces terres fertiles seront-ils sacrifiés pour le besoin de son aménagement ?» se demandent les défendeurs des terres agricoles.

Et de souligner : «La surface agricole s’amenuise de plus en plus et si des mesures strictes ne sont pas prises pour la protéger face à cette urbanisation galopante, c’est toute la plaine de Hennaya qui va disparaître». Le choix de cette parcelle agricole pour la réalisation de ce projet de construction de logements consterne les récalcitrants qui estiment que des terrains constructibles sont disponibles. Du coup, les agriculteurs soucieux de protéger et de préserver les terres agricoles demandent à ce que ce projet soit délocalisé.

La volonté et la détermination de ce collectif de citoyens d’aller jusqu’au bout de la contestation contre la dilapidation des terres agricoles s’est traduite par l’organisation, vendredi passé, d’un sit-in devant le chantier. Ils revendiquent l’annulation pure et simple de ce projet : la construction de logements sur des terres agricoles. Les protestataires comptent aussi sur la mobilisation de tous les citoyens pour s’opposer énergiquement à ce projet.

source:Elwatan