C’est promis, les premières livraisons de ces logements se feront d’ici la fin 2015, début 2016.

C’est le nouveau challenge algérien. Près de 100.000 logements du programme de location-vente (Aadl 2), portant sur la réalisation de 230.000 unités, sont actuellement en chantier, a indiqué, hier, le directeur général de l’Agence d’amélioration et de développement du logement (Aadl), Lyès Benidir. Traduit en «devises» sociales, 100.000 logements signifient pour autant de familles, un immense espoir et une joie de vivre après de longues années d’attente.
Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, M.Benidir a précisé que les travaux de réalisation avancent bien, ajoutant que la réception de ce programme est prévue dès la fin 2015. Selon les données de l’Aadl, la moitié environ des demandes de souscripteurs déclarés éligibles ont été traitées au niveau de l’Agence.
«Près de 42% de ces demandes ont été traitées et près de 330.000 dossiers physiques ont été déjà reçus» a-t-il dit.
L’Aadl a enregistré un total de 768.000 demandes dont près de 212.000 uniquement pour la wilaya d’Alger. Pour M.Benidir, les premières livraisons de logements sont prévues «fin 2015, début 2016». Soit, mais encore faut-il que ces logements soient dotés de toutes les commodités nécessaires et surtout ne pas rééditer les erreurs de ces dix dernières années.
Des centaines de milliers de logements ont été livrés sans la moindre viabilisation pour aboutir à de banales cités dortoirs, à de véritables nids de délinquance, de drogue et de désoeuvrement. A ce sujet, M.Benidir semble catégorique: pour la qualité des travaux, a-t-il souligné, l’Aadl a opté pour la réalisation de cités intégrées rappelant que l’agence «veillera à livrer des cités disposant de tous les équipements et commodités». Selon lui, «50% du nouveau programme Aadl sont constitués d’immeubles en R+5, 30% d’immeubles en R+9 et 20% d’immeubles en R+15».
Un autre écueil à dépasser pour réaliser ce challenge concerne celui des entreprises de réalisation. Pour ce faire, le même responsable a indiqué que l’Aadl a constitué une short-liste comprenant seulement des entreprises préqualifiées justifiant d’une capacité de réalisation supérieure à 2000 logements.

Former une main-d’oeuvre algérienne
De même que des consortium d’entreprises ont été constitués. Les entreprises étrangères sollicitées sont notamment de nationalités chinoise, espagnole, portugaise, italienne, française, turque, tunisienne et égyptienne. Ce foisonnement d’entreprises et le cahier des charges consistant auquel elles doivent répondre, doit transformer l’Algérie en un véritable chantier à ciel ouvert. Un chantier qui, nécessairement, créera de l’emploi, et de la consommation puisque des activités connexes seront créées dans le mesure où c’est toute la machine économique qui sera entraînée dans cette dynamique. Et à ce niveau aussi, il convient de ne pas refaire la même erreur. Celle qui consiste à ne pas former une main-d’oeuvre qualifiée algérienne aux termes de ce chantier.
M.Benidir répond à cette question en affirmant que la démarche de la partie algérienne est de tirer profit du savoir-faire des entreprises étrangères via un cahier des charges qui impose au partenaire étranger de «recruter au moins 30% de la main-d’oeuvre algérienne» et «d’ouvrir des centres de formation dans les métiers spécialisés du bâtiment».
Les entreprises algériennes seront largement associées à ce programme, a assuré M.Benidir qui souligne que «pour les travaux de VRD, cette participation devrait dépasser le seuil des 90%». Pour ce qui est de la gestion des sites Aadl déjà réceptionnés, le directeur général de l’Aadl a expliqué que la filiale de l’Agence Gest Immo fournit de grands efforts pour améliorer la gestion des cités. Une attention particulière est accordée à la maintenance des ascenseurs dont près de 70 seront prochainement complètement renouvelés a-t-il ajouté.»
Par ailleurs, l’Entreprise nationale de promotion immobilière (Enpi) a entamé samedi dernier, la réception de souscripteurs au programme de logement promotionnel public (LPP) pour le retrait des ordres de versement de la première tranche du montant. Le siège de la sous-direction de l’entreprise à Bab Ezzouar (Alger) a connu une forte affluence des souscripteurs venus réceptionner l’ordre de versement de la première tranche du montant fixé à 500.000 DA dans un délai de deux mois. L’entreprise, continuera d’accueillir 1000 souscpriteurs par jour jusqu’à la fin de l’opération le 15 mars prochain, a indiqué Saïd Amalou, le sous-directeur de l’entreprise. Dimanche prochain, l’opération débutera dans les autres wilayas du pays au niveau des directions régionales concernées.
Au premier jour de l’opération, l’accueil a été «acceptable», selon la majorité des souscripteurs en dépit de certains dysfonctionnements d’ordre organisationnel dus à la convocation de 1000 souscripteurs sans fixer, pour autant, l’heure exacte de réception engendrant un stationnement des concernés durant les premières heures de la journée devant l’entrée principale de l’entreprise.

Détails sur les prix des logements
Certains ont dû attendre leur tour pendant plus de quatre heures alors que d’autres ont vite fait de prendre les choses en main en procédant à l’organisation du passage en fonction de l’heure d’arrivée de chacun.
Une initiative saluée par le responsable de l’Enpi. Concernant le non-respect de l’ordre chronologique pour les convocations, M.Amalou a imputé cela à la finalisation du traitement des dossiers qui passe, lui, par plusieurs étapes dont la consultation du fichier national.
Des souscripteurs ont eu du mal à retrouver leurs noms sur les listes établies sans référence aucune ni au numéro d’inscription ni à l’ordre alphabétique.
Le nombre des souscripteurs au programme LPP est de 46.000 dont plus de 23.000 pour la capitale soit la moitié du nombre des souscripteurs à l’échelle nationale. Les souscripteurs qui reçoivent les convocations sont appelés à payer un montant de 500.000 DA comme première tranche du prix du logement dans un délai de deux mois. Le souscripteur recevra après une année, la décision de pré-affectation.
Le même responsable a écarté la possibilité de recourir à la fiche de voeux, ajoutant que le lieu de résidence sera pris en compte avec la possibilité d’introduire des recours.
Les souscripteurs peuvent bénéficier, à la faveur de la décision de pré-affectation, d’un crédit bancaire pour compléter le prix du logement, mais il peut toutefois s’acquitter de la totalité du prix du logement avant la réception des clés, s’il en a les moyens financiers. Selon l’Entreprise nationale de promotion immobilière (Enpi), 80.000 DA TTC est le prix du mètre carré. Le prix du logement au titre du programme LPP est d’environ 6,4 millions DA pour un F3 (80 m2), 8 millions de DA pour un F4 (100 m2) et 9 millions de DA pour un F5 (125 m2).Concernant les projets, M.Amalou a indiqué que les études relatives aux projets programmés ont été achevées alors que les travaux de réalisation de plus de 16.000 logements LPP ont été lancés.
Ainsi, les travaux de réalisation de 8000 logements à Alger ont été lancés à Sidi Abdellah et Samrouni (Ouled Fayet), Birkhadem, Aïn Bénian, Bordj El Kiffan, Reghaïa, Rouiba, Aïn Taya, Zéralda, Bab Ezzouar et les Eucalyptus

source  : l’expression