Des aménagements particuliers seront apportés aux appartements suivant la nature de l’infirmité des postulants, et ces aménagements concerneront essentiellement le plan d’électricité, les sanitaires et la cuisine, à l’effet de les rendre plus accessibles.

Le projet de réalisation des logements répondant aux exigences des postulants handicapés a été effectivement lancé dans le cadre de la formule LPL (logement public locatif). Des aménagements particuliers seront apportés aux appartements suivant la nature de l’infirmité des postulants, a expliqué le DG de l’OPGI de la wilaya de Tamanrasset, Noureddine Berrais, précisant que cette opération concernera essentiellement le plan d’électricité, les sanitaires et la cuisine à l’effet de les rendre plus accessibles. “Nous avons pris attache avec les services des daïras afin de connaître le nombre de handicapés demandeurs et, du coup, arrêter la liste en fonction des lots d’habitations lancés. Ce qu’il faut retenir, c’est que les aménagements intérieurs des logements seront adaptés aux besoins des handicapés bénéficiaires avant leur attribution”, ajoute M. Berrais. Ce dernier a fait savoir que ce projet est inclus dans le programme des 2880 logements à réaliser dans la wilaya. Pour ce qui est des projets en cours de réalisation, notre interlocuteur indiquera, au demeurant, que 730 logements publics locatifs ont été lancés durant le premier trimestre 2014, dont 370 unités dans la commune de Tamanrasset, 330 à In Salah et 30 à Arak (commune d’In Mguel, 130 km de Tamanrasset). “A la même période de 2013, seulement 12 LPL ont été lancés”, a fait remarquer le DG de l’OPGI, soulignant les efforts consentis et les dispositions prises avec pour objectif de livrer les projets dans les délais impartis. Dans le but de développer une culture environnementale dans cette région saharienne, l’OPGI a pris l’initiative de planter plus de 5000 arbres dans les sites achevés. “Un arbre pour chaque logement réalisé”, c’est le slogan choisi pour cette opération menée en étroite collaboration avec les entreprises cocontractantes. “Les arbustes seront désormais plantés au moment même du lancement des projets”, a expliqué M. Berrais. Par ailleurs, lors d’une visite effectuée sur le chantier des 30 logements lancé dans le village d’Arak (400 km de Tamanrasset), le DG de l’OPGI a pris connaissance des difficultés rencontrées par l’entreprise réalisatrice. Cette dernière, créée en 2011 dans le cadre du dispositif Ansej, a, en défiant la nature, été la petite entreprise qui a volé de ses propres ailes en s’imposant avec des moyens modestes. Avec une pompe à béton et un dumper, Kaoula Aïssa, chef de l’entreprise, s’est adjugé le projet pour lequel les grandes entreprises refusaient de soumissionner en raison de la géographie et de l’assiette rocheuse du site. Armé d’une volonté brise-roche, Aïssa, paradigme de jeune ambitieux, a surpris plus d’un en s’engageant à livrer déjà 50% du projet, prévu dans un délai de 18 mois, avant la fin de l’année. “C’est un défi à relever, vu les conditions dans lesquelles on travaille. Au début des travaux, on a failli tout laisser tomber. La main-d’œuvre locale manque de qualification. Le choix de l’assiette est tombé sur un terrain truffé de pierres et de roches. En plus de cela, on n’a pas d’espace ou d’entrepôt pour les matériaux et notre matériel de construction”, nous confie Aïssa. Malgré toutes ces embûches, le jeune promoteur, assisté par son frère aîné, Sidamar, lui aussi entrepreneur depuis 1991, a fait preuve de ténacité quant au respect des délais convenus dans le cahier des charges. Un mois après le lancement des travaux, les fondations sont achevées et la plate-forme de 18 appartements se dessine entre les tas de pierres que les ouvriers s’affairent à dégager sous un soleil de plomb qui les pourlèche. Une bonne partie des fouilles attend l’approbation du bureau d’études pour remettre la bétonnière en marche. Le soleil amorce son déclin, nous avons quitté le site, laissant Aïssa et son frère au bout du néant espérer… un geste de l’Etat.

Source: Liberté