Migrant labourers work on a construction site on October 3, 2013 in Doha in Qatar. Qatar, the 2022 World Cup host is under fire over claims of using forced labour. Global football's governing body FIFA kicked off a crunch meeting behind closed doors, amid claims of rights abuses by Qatar and wrangling over plans to hold the tournament in the winter. AFP PHOTO / AL-WATAN DOHA / KARIM JAAFAR == QATAR OUT =

Le ministre Temmar veut une meilleure promotion et vulgarisation de la formule.

L’inscription à la formule du logement locatif promotionnel (LLP) sera ouverte bientôt. Du moins, c’est ce qu’a promis le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar. Si l’on se fie aux déclarations du ministre, le LLP en est, encore à ses premiers balbutiements. Un constat que confirme le ministre himself qui avoue : “Nous ne voulons pas reproduire les erreurs des précédentes formules. Notre premier objectif est de faire connaître cette nouvelle formule aux walis et aux directeurs du logement. Une note explicative est en cours de validation avant sa transmission à l’ensemble des wilayas.”
Plus explicite, M. Temmar relève que “cela ne sert à rien de lancer une formule à la hâte sans expliquer l’objectif et les mécanismes aux premiers concernés, les responsables locaux”. Une chose est certaine indique-t-il, le décret relatif à ce type de logement est prêt. Mieux, des regroupements avec les promoteurs immobiliers et les autorités locales seront organisés afin, dit-il, “de mettre en place les mécanismes nécessaires avec toutes les parties prenantes et créer ainsi l’adhésion autour de ce projet ambitieux”.
Dans une interview qu’il a accordée au site de l’immobilier et
des annonces immobilières “Lkeria.com” , le ministre annonce qu’en parallèle une “réflexion sera lancée sur les conditions d’éligibilité et la communication envers le citoyen, volets que nous n’avons pas encore tranchés”. Pour lui, “le citoyen cherche une formule accessible et il l’aura”. Une fois le projet finalisé, révèle-t-il, les promoteurs retenus dont les agences foncières de wilaya et les OPGI lanceront rapidement les premiers chantiers courant 2019. “À ce jour nous n’avons pas fixé de quota pour cette formule. Cela dépendra du foncier dégagé par chaque wilaya, que j’identifie d’ores et déjà lors de mes visites avec les walis”, soutient-il. Le LLP est, faut-il le rappeler, une formule publique lancée en 2018 par Abdelwahid Temmar.
Le gouvernement d’Ahmed Ouyahia a proposé au Parlement dans son plan d’action un partenariat public-privé afin de diversifier l’offre locative en Algérie. “Les pouvoirs publics agiront aussi pour la dynamisation de l’activité immobilière à travers la promotion de partenariats publics/privés et la mise en place d’un régime incitatif pour l’investissement dans la réalisation du logement destiné à la location, notamment par le développement du marché locatif privé”, est-il expliqué par les initiateurs du projet. Le LLP a été pensé afin de recréer un marché locatif absent à moindre coût pour le Trésor public.
La gestion du parc national de logements public et privé occupe une place importante dans la nouvelle politique du secteur. “Nous avons des équipes qui travaillent dans le cadre de la loi 11-04 régissant l’activité de la promotion immobilière. La première partie de ce travail sera l’établissement de statistiques fiables sur le parc de logement et le mode de son exploitation”, affirme Abdelwahid Temmar qui ajoute que l’ancrage juridique du LLP est là.
Publiée au JO du 30 décembre 2018, la loi de finances 2019 dessine les contours de ce nouveau segment des logements publics. Ce type de logement est considéré comme un projet immobilier d’intérêt public, précise l’article 41 de la loi de finances 2019. À ce titre, il bénéficie de l’aide de l’État notamment, les abattements sur la cession de terrain et les bonifications au titre des crédits accordés par les banques et établissements financiers aux promoteurs immobiliers participant à la réalisation de programmes publics de logement.
Outre des abattements sur le prix des terrains qui peuvent atteindre les 100%, les promoteurs intéressés par cette nouvelle formule, bénéficieront d’un taux d’intérêt réduit du crédit bancaire soit d’environ 4%. Les modalités d’application dudit article sont fixées. Un cahier des charges est en cours d’élaboration par les services du ministère de l’Habitat.

Source: Liberté du 02/02/2019