Depuis quelque temps, des voix de citoyens souscripteurs à des projets LSP/LPA s’élèvent ici et là à travers la wilaya de Boumerdès contre les blocages et les retards au niveau des sites de logements lancés par des promoteurs privés.

Toutefois, leurs plaintes ne reçoivent que peu ou prou d’échos de la part des autorités qui donnent l’impression d’être désarmées face à certains promoteurs insensibles aux préoccupations de leurs souscripteurs. Ainsi en est-il du promoteur des 325 logements de Thénia ou de celui des 100 logements de H’Laimia (Boudouaou) et des 50 logements de Figuier, à titre non exhaustif.

Le premier a entamé les travaux en 2013. Par la suite, ces derniers ont cessé et les souscripteurs qui s’étaient acquittés de leurs échéances de paiement attendent toujours la reprise du chantier. En vain. Le promoteur semble jouir d’une impunité totale. Le second cas est celui d’un promoteur qui a lancé le projet de 100 logements LSP à Boudouaou en 2014.

Le problème d’un poteau électrique gênant avait surgi. La polémique sur la partie responsable de son démantèlement avait opposé Sonelgaz, mairie et promoteur. Le chantier a connu un arrêt de plusieurs années jusqu’à ce qu’enfin une issue soit trouvée. Malgré cela, les logements n’ont pas encore été distribués en dépit des promesses de dates de distribution à chaque fois décalée. Une situation similaire est actuellement en cours aux 50 logements LSP de figuier.

Le même promoteur a suspendu les travaux de finition de deux immeubles sur les trois prévus en raison du risque d’un glissement de terrain. Il exige qu’un voile protecteur soit érigé avant de reprendre les travaux. L’intervention du wali a abouti, dans un premier temps, à responsabiliser la mairie. Mais le maire de Boumerdès est catégorique : «Ni la réglementation ni nos possibilités financières ne nous rendent responsables de l’exécution de ce voile. Donc, il n’est pas question que la mairie le réalise. De plus, le promoteur n’a pas respecté le cahier des charges. Il a surélevé la bâtisse et creusé des fondations profondes, mettant ainsi à mal la structure du sol.»

Des citoyens s’interrogent d’ailleurs sur le rôle de la direction de l’habitat et de la DUC. «Il y a laxisme pour ne pas dire plus sur l’attitude de la direction de l’habitat concernant tout ce qui touche ce promoteur», accuse un citoyen dont la patience a atteint ses limites. Par ailleurs, il est vrai qu’il faut au bas mot 4 milliards pour financer le voile.

Même la DUC de Boumerdès a refusé de le prendre en charge. Une commission du logement avait annoncé il y a quelques semaines que ces deux derniers projets seraient distribués au mois de septembre. Au vu de la réalité, il n’en est rien.

Elwatan du 09 SEPTEMBRE 2020


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