Après un premier sit-in organisé samedi dernier devant le cabinet du wali, sans résultat, par des souscripteurs aux 25 programmes de logements LPA, en réalisation dans la wilaya, près de 200 concernés sont revenus à la charge, hier, en dénonçant les dépassements de la «mafia du foncier», disent-ils, et solliciter le soutien du 1er responsable de la wilaya pour mettre fin à leurs pratiques «d’escroquerie et de viol des lois en vigueur».

Selon un membre de la coordination des souscripteurs en question, M. Madjid, «contrairement à la fois passée, où le wali était absent, l’on nous a assuré qu’aujourd’hui il est présent et a demandé de désigner un représentant par projet qu’il va recevoir. C’est ce que nous avons fait dans ce sens, et 25 délégués sont actuellement à l’intérieur du cabinet du wali», dit-il. «Cela prendra peut-être beaucoup de temps, mais nous sommes déterminés à patienter le temps qu’il faut, même si en vérité nos nerfs sont à bout», avoue-t-il. «Nous supporterons le soleil de plomb de cette journée aux fins d’attirer l’attention du chef de l’exécutif sur nos problèmes qui perdurent à ne plus en finir. Mais nous ne désespérons pas de voir le bout du tunnel au final, affirme-t-il, et c’est ce qui explique notre rassemblement d‘aujourd’hui».

Et de poursuivre que «cela fait des années maintenant que nous n’arrêtons pas de dénoncer les agissements des promoteurs, et ce pour les suspensions de travaux et arrêts intempestifs de chantiers, sans raison valable. Mais aussi pour les exigences de payer un surplus d’argent avec des menaces de rayer de la liste des bénéficiaires, les souscripteurs récalcitrants en plus d’autres pratiques encore toutes autant répréhensibles. Et tout cela dans l’impunité totale et au vu et au su de tout le monde, administrations comprises», note-t-il. Et de déplorer qu’à l’heure où le peuple algérien à travers tout le pays réclame, chaque vendredi, justice, humanité, égalité, rétablissement des droits et éradication de toutes les bandes, «nous continuons à subir la nôtre, à savoir la mafia du foncier», dit-il.

Dans l’après-midi, les protestataires faisaient encore le pied de grue devant le cabinet du wali, attendant que les 25 représentants des programmes de logements LPA en sortent avec les réponses qui leur seront données.

Source : Le quotidien d’oran du 28.06.2019