Plusieurs entreprises chargées de la réalisation des Logements promotionnels aidés (LPA) au niveau du POS 10 se plaignent des résistances affichées par les habitants des baraques pour ce qui est de l’avancée des travaux de viabilisation du site.

Ainsi, le passage du réseau de canalisation des eaux, le raccordement au gaz et à l’électricité desdits logements sont des opérations qui risquent d’être compromises, tout comme la réception de plus de 600 unités annoncée pour la fin de l’année en cours. «Au premier passage des engins, ou à la moindre tentative de renforcement des travaux, les habitants de ces logis de fortune autoproclamés maîtres des lieux menacent nos employés et en viennent parfois aux mains ; nous avons avisé les pouvoirs publics et nous attendons toujours les mesures préventives afin de pouvoir livrer les logements dans les délais impartis», a fait savoir l’un d’eux.

Cette situation qui dure depuis 2012 a allongé la liste des contraintes vécues par les promoteurs qui sont parfois diabolisés à tort. «Nous ne pouvons en aucun cas nous substituer aux autorités locales s’agissant de la délocalisation de ces baraques qui ceinturent la zone et les risques de confrontation directe avec ces constructeurs informels sont incalculables. La démolition du bidonville est tributaire d’une opération de relogement envisagée depuis des années et restée sans suite, croit-on savoir auprès de la direction du logement de Souk Ahras», a étayé un autre.

De visu, les eaux usées coulent depuis les sanitaires de fortune du bidonville vers les chantiers, des barricades sont érigées en pleine voie d’accès vers ces derniers, des déchets ménagers et toutes sortes d’immondices jonchent le sol et des terrains ont été annexés au profit des baraques. Selon les élus communaux du chef-lieu de la wilaya, ce site est inclu dans la liste des habitations précaires qui doivent faire l’objet de démolition.

Source : Elwatan du 24 OCTOBRE 2019