En dépit des efforts fournis par l’Etat pour promouvoir les différentes formules d’habitat, le logement promotionnel aidé (LPA) est devenu dans la wilaya de Mostaganem une spéculation avec de sombres pratiques et pourtant ce ne sont pas les lois qui manquent pour permettre à tous les souscripteurs de bénéficier de logements décents. Alors pourquoi un tel échec sur le terrain ?
Et pour cause, le cas des bénéficiaires des logements de la cité des 135 logements à Kharouba ne comprennent pas, à ce jour, que le logement ne soit toujours pas livré conformément aux clauses du contrat.
Le retard est dû en partie à une mauvaise gestion du maître de l’œuvre concernant l’avancement des travaux avec les différents artisans et il n’y a pas de motif sérieux concernant ce retard de livraison avec la remise des clefs prévue le mois de décembre dernier.
Ces souscripteurs dénoncent aussi une main-mise de leur promoteur immobilier qui souffle le chaud et le froid puisqu’il s’est permis d’amortir le prix des matériaux de construction et de main-d’œuvre en majorant le prix du logement avec une rallonge de 350 000,00 DA pour chaque bénéficiaire contre la remise d’un reçu qui n’a aucune valeur juridique. Sur le contrat de vente il n’est mentionné aucune indemnité complémentaire pour un retard de livraison.
Donc, selon son bon vouloir, le promoteur triche pour amasser des sommes faramineuses. En outre, il menace les souscripteurs de ne pas leur délivrer l’acte d’acquisition s’ils refusent de payer rubis sur l’ongle la somme demandée. Pour gagner du temps, le mois de janvier dernier, le promoteur a invité les bénéficiaires à visiter leurs logements (non achevés) et plusieurs d’entre eux ont exprimé leur déception par rapport à la mauvaise qualité des matériaux utilisés.
Certains ont exigé le remboursement des 350 000,00 DA que le promoteur a encaissé pour justifier la hausse du prix du logement. Les acquéreurs se retrouvent donc menés en bateau et traînés en long et en large par ce promoteur malhonnête qui, en l’absence de contrôle de l’administration, va en contresens des lois en vigueur.
Les acquéreurs sollicitent l’intervention du wali et l’ouverture d’une enquête par les services concernés pour mettre fin à leur calvaire.

Source: le Soir d’Algérie du 09/03/2019