Plusieurs promoteurs privés désignés par les autorités publiques à réaliser le programme de logements de type LPA au niveau de la wilaya d’Oran auraient refusé de prendre en compte les listes qui leur sont parvenues par certaines directions de la wilaya, à l’instar de la DLEP, de l’OPGI ou de l’agence foncière chargées de ce programme en qualité de maître de l’ouvrage. C’est ce que nous ont confié, en fin de semaine dernière, des souscripteurs au programme des 2.000 logements LPA de Bir El Djir dont les noms figuraient dans la liste établie par la Direction du logement et des équipements publics (DLEP) de la wilaya d’Oran. En effet, indiquent les mêmes sources, « on a été carrément sidérés par l’attitude de certains promoteurs privés qui ont carrément refusé de prendre en compte ces listes, prétextant qu’ils ne peuvent le faire que si elles émanaient des services de la daïra concernée. Alors que d’autres, moins catégoriques, mais toujours aussi dissuasifs, ont plutôt joué sur le prix du logement qui ne peut être, selon eux, en dessous des 500 millions de centimes, avec la condition de verser un apport personnel initial de minimum 200 millions de centimes. Seul un seul promoteur a bien voulu accepter la liste qui lui a été envoyée par la DLEP sans exiger de conditions dissuasives », témoigne-t-on.

Cette attitude « négative » de certains promoteurs a poussé plusieurs de ces souscripteurs à saisir le wali d’Oran pour l’appeler à contraindre les promoteurs qui ne veulent plus jouer le jeu de la transparence à respecter la procédure et cesser ces tentatives qui ne visent qu’une chose : spéculer sur un programme qui est, à la base, public. Pour beaucoup d’observateurs, ce scénario était prévisible. Les promoteurs avaient à maintes occasions émis le vœu « d’établir eux-mêmes les listes des bénéficiaires » avec en prime la liberté de « fixer des prix qui seraient plus conformes à la réalité du marché ».

Au regard de l’enjeu et face à la crise du logement qui fait rage dans la capitale de l’Ouest, les Oranais qui misent gros sur la réussite du programme LPA, ont pour leur part exprimé beaucoup d’appréhensions en ne cachant pas leurs craintes de voir se répéter le fiasco de l’ancien programme LSP et les pratiques abusives qui l’avaient accompagné. Et effet, dans cette ancienne formule du LSP, des milliers de souscripteurs avaient été contraints à payer des surcoûts, souvent injustifiés. Ceci sans compter les retards enregistrés dans certains quotas qui n’ont toujours pas été livrés après plus de 10 ans de leur inscription et de leur lancement.

En attendant que les procédures avancent, 27.000 postulants au logement participatif aidé (LPA) sont enregistrés rien que dans la daïra d’Oran.

Il y a lieu de noter par ailleurs que l’OPGI a enregistré 41.381 demandes LPA pour la wilaya d’Oran dont 7.027 à la daïra Bir El Djir, 2.539 à Aïn El Turck, 889 à Arzew, 698 à Gdyel, 559 à Boutlélis, alors que pour Béthioua et Oued Tlélat, on a enregistré respectivement 485 et 198.

 

Source : lequotidien d’oran