Mises en demeure ultimes, résiliation de contrats, liste noire, planning strict de travaux… toutes les mesures annoncées en grande pompe par les autorités locales en mai dernier pour contraindre les entrepreneurs défaillants à achever les chantiers de la formule LPA à la traîne ne semblent aucunement dissuader certains entrepreneurs hors-la-loi.

Le comité de pilotage mis sur pied par l’ancien chef de l’exécutif pour «lever toutes les contraintes techniques et administratives afin de relancer les chantiers en souffrance notamment ceux du programme 1.300 unités LPA de Belgaïd» trouve des difficultés pour sévir contre les nombreux dépassements des entrepreneurs défaillants.

Des souscripteurs de plusieurs projets LPA à Belgaïd et dans d’autres localités périphériques, à l’exemple d’Arzew et El Mohgoun, continuent de crier leur ras-le-bol face au retard intolérable de la finalisation des chantiers. Outre les retards injustifiés dans la réalisation des travaux de construction, les souscripteurs dénoncent l’atermoiement des maîtres d’ouvrages dans le lancement des travaux de VRD et de raccordement des appartements. Des logements sont en effet achevés dans plusieurs sites depuis plusieurs mois, certains même depuis 2018, mais presque rien n’a été fait par les maîtres d’ouvrages pour raccorder les logements finis. Une situation qui serait essentiellement due à des lenteurs bureaucratiques pour la désignation des entreprises qualifiées pour ce genre de travaux. Que ce soit à Arzew, El Mohgoun, Misserghine ou même à Belgaïd, la livraison de centaines de logements promotionnels aidés (LPA) est compromise par le retard des VRD. Les maîtres d’ouvrages sont confrontés à des contraintes techniques pour sélectionner des entreprises qualifiées, ce qui risque d’ajourner sine die l’attribution de centaines de logements. La direction du logement, qui a été saisie par des souscripteurs inquiets, tente de jouer l’intermédiaire entre les maîtres d’ouvrages et les sociétés de prestations de service (hydraulique, SEOR, ONA…), mais pour l’instant beaucoup reste à faire pour achever les chantiers en souffrance.

Source : Lequotidien d’oran