Depuis trois jours, la majorité des routes sont bloquées dans la ville d’Annaba.

En cause le logement social. En effet, les habitants de Sidi Salem, dans la commune d’El Bouni, la plus importante de la wilaya de Annaba bloquent toujours le pont menant à l’aéroport international Rabah Bitat et vers la commune d’El Hadjar. Dès la matinée, les protestataires demandeurs de logements ont barré l’accès à l’aide de troncs d’arbres, pierres et pneus brulés. Un important bouchon s’est très vite formé générant des fils d’automobilistes de plusieurs centaines de mètres dans les deux sens.

A Annaba, précisément dans la cité El Fakharine qui a fait dernièrement l’objet d’une opération de relogement de plus de 350 familles, les exclus de la liste, pour des raisons ou pour d’autres, ont bloqué la route menant vers la sortie Ouest de la ville, causant un désagrément sans fin pour les automobilistes. Situation similaire du côté de Sidi Harb au niveau de la clinique Abou Marouane où les habitants des bidonvilles du même nom réclament des logements dans l’immédiat.

Devant cette situation, inextricablement mêlée, les autorités locales n’ont rien pu faire pour calmer les esprits des demandeurs de logements. Faut-il rappeler que la wilaya de Annaba est sans wali depuis quatre mois, ni un chef de daïra près de deux années durant et cinq directions de l’exécutif fonctionnent par intérim ? Seuls le P/APC, le P/APW et le chef de daïra par intérim d’Annaba sont sur le grill. Ils se sont engagés devant les protestataires de réactiver les brigades de logements pour établir les listes des bénéficiaires. Des engagements qui ont fait baisser la tension et ouvrir en fin d’après midi les axes routiers pour dégager la circulation routière.