Elle concerne les bénéficiaires en possession d’une décision de préaffectation de logement, soit quelque 1235 postulants dont la situation a été éligible à l’accès à un logement social.

Menée en grande pompe et suivie de près par le wali en personne, c’est une opération qui s’inscrit en premier lieu dans le cadre du programme de l’éradication de l’habitat précaire. Se voulant également une “issue heureuse” pour la grande préoccupation du vieux bâti, elle touchera les quartiers d’El-Arça, Beymouth, Tigditt, Matmar et Cochon-ville, en sus du reste du parc de vieilles bâtisses héritées de l’ère coloniale, disséminé à travers le tissu urbain de Mostaganem.
Entamée comme prévu le 11 février, l’opération combinée recasement-démolition destinée à transférer les locataires des habitations dégradées, voire menaçant ruine, se poursuivra jusqu’à la fin du mois courant. Au final, elle concerne les bénéficiaires en possession d’une décision de préaffectation de logement, soit quelque 1235 postulants dont la situation a été éligible à l’accès à un logement social. Dans ce contexte, et au vu de la disponibilité des constructions réceptionnées, les quartiers touchés sont Cochon-ville, d’où ont été délogées 37 familles, et El-Arça avec 61 bénéficiaires transférés. Sont en cours de relogement 20 familles issues de Matmar, ainsi que 119 autres locataires provenant d’autres cités de la ville. L’antique et gros quartier de Tigditt, quant à lui, abrite la plus importante masse de familles à déplacer. 438 bénéficiaires, dont le gîte précaire est “condamné” à la démolition, seront incessamment relogés. Bien qu’en possession de leur décision de préaffection, 74 autres familles du populeux quartier devront patienter jusqu’à l’achèvement des travaux de leur logement en cours de construction. Les heureux bénéficiaires ont commencé à prendre possession de leur nouveau logement dans plusieurs sites d’habitation aux quatre coins de l’agglomération mostaganémoise, notamment aux pôles urbains de la route d’Oran et à Kharroba. Certainement plus délicat que le recasement, le rythme des “chantiers” de démolition est ralenti. A défaut d’espace de manœuvre pour les gros engins, ou en raison de certaines bâtisses en état précaire se trouvant adossées à d’autres demeures non concernées par la démolition, la contrainte est réelle, au point qu’il a fallu recourir au travail manuel au lieu des gros engins, très contraignants quand il s’agit d’opérer dans le menu détail. Tenus par le facteur temps, agents superviseurs et ouvriers chargés de l’opération restent parfois sur le site jusqu’à des heures tardives.

source: liberté