Logement promotionnel public Les souscripteurs en colère

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Les souscripteurs de la formule du logement promotionnel public (LPP) viennent, encore une fois, de monter au créneau pour dénoncer le prix de vente du mettre carré.

Ils ont organisé, hier, un autre rassemblement devant le siège de la direction régionale de l’Entreprise nationale de la promotion immobilière d’Oran (ENPI). Ces derniers demandent aux autorités publiques plus de «transparence dans le calcul du prix du mètre carré». «Nous demandons de revoir à la baisse le prix de vente. On s’interroge aussi sur les locaux commerciaux, dont la valeur, après la cession, peut amortir les prix du mètre carré du logement», souligne l’une des protestataires rencontrée devant le siège de l’ENPI.

Un prix qui, selon eux, serait «excessif et ne reflète nullement leur capacité d’acquisition». L’appartement de type F3 sera cédé aux souscripteurs pour le prix de 813 millions de centimes, un F4 à 1 milliard 24 millions de centimes et un F5 à 1 milliard 219 millions de centimes, sans compter les frais du notaire, les assurances et autres. Ils estiment qu’en leur qualité de cadres moyens, et au vu de la cherté de la vie, c’est un vrai fardeau financier qu’ils endurent. La hausse «inexpliquée» du prix du mètre carré est attribuée, par les souscripteurs LPP, au non-respect du décret exécutif n°14-203 du 15 juillet 2014.

Pour les souscripteurs, le prix alléchant de 45 000 DA/m² a été annoncé avant de décider de l’augmentation à 102 000 dinars. Les souscripteurs demandent l’application de l’article 38 de la loi 11-04 du 17 févier 2011, fixant les règles régissant l’activité qui stipule que «la formule de révision des prix doit prendre pour base les éléments de variation du coût de revient et s’appuyer sur l’évolution des indices officiels des prix des matériaux, des matériels et de la main-d’œuvre, et sauf cas de circonstances imprévisibles, incontournables et exceptionnelles, susceptibles de provoquer la rupture de l’équilibre économique du projet, le montant de la révision du prix ne saurait excéder, au maximum, 20% du prix initialement prévu». Signalons que cette action de protestation fait suite à d’autres déjà organisées devant le siège l’ENPI et de la wilaya.

Source : Elwatan le 29-11-2016

 

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