Les souscripteurs de la cité des 600 logements Ahmed Medeghri ne sont pas au bout de leurs souffrances. A la remise des clés des logements fins prêts, les acquéreurs ont eu la mauvaise surprise de constater que leurs logements sont en réalité inhabitables.

Pour la plupart des souscripteurs, la mauvaise surprise ne s’est pas fait attendre puisqu’ils ont constaté le flagrant «bâclage» avec lequel leurs logements ont été conçus. «L’attribution des clés de nos logements n’est en réalité qu’un artifice pour calmer les ardeurs après des délais de livraison largement dépassés. Nous sommes surpris de voir nos appartements manquer de toutes les commodités. Pour la plupart, il n’y a ni cuisine, ni salle de bain ni raccordement au réseau d’alimentation en eau potable.

De même pour l’extérieur où les ascenseurs ne sont toujours pas équipés d’onduleurs», témoignent les acquéreurs. Selon les contestataires, l’Entreprise nationale de promotion immobilière (ENPI) ainsi que les maîtres d’ouvrage sont les seuls mis en cause dans cette situation. «Nous avons alerté plusieurs fois l’ENPI sur le non-respect du cahier des charges et les normes en matière de réalisation par les sociétés chinoises engagées sur le chantier.

Il semblerait qu’en matière de suivi des travaux de réalisation, l’ENPI n’a pas fait son travail comme il se doit», explique un acquéreur. Manifestement, les promesses d’une formule qui tend à offrir un standing souhaité par les souscripteurs n’ont pas eu le résultat escompté dans ce site LPP d’Ahmed Medeghri. Selon les souscripteurs, si l’engagement de l’ENPI de remédier à la situation n’est pas respecté, l’affaire sera portée devant la justice.

 

Elwatan du