Le prix de l’immobilier en Algérie est le plus cher au monde. Il n’y a qu’en Algérie que le prix de la location d’un appartement dépasse le montant du Smig.

L’application de la loi 08-15 du 20 juillet 2008 depuis le 3 août dernier n’a pas eu que des conséquences positives sur le secteur de l’habitat en Algérie.
Les prix de l’immobilier et de la location sont en train de s’envoler, à un rythme jamais connu auparavant, se sont accordés à dire hier les invités du forum du journal arabophone El Mihouar, M.M.Abdelhakim Aouidat et Anich Tahar, respectivement président de la Fédération nationale des agences immobilières et agent immobilier, administrateur de biens. L’anarchie que connaissait auparavant le marché immobilier s’est amplifiée à la faveur de cette loi et s’amplifiera davantage dans les jours et mois prochains, ont -ils averti. La raison principale de cette situation, selon M.Abdelhakim Aouidat, est le fait que désormais la demande sur l’achat de l’immobilier et la location des logements et des locaux est supérieur à l’offre.
«Les notaires n’admettent plus de signer des contrats de vente ou de location sans la présentation de certificat de conformité et du permis de construire de la part du propriétaire. Ils ont reçu des instructions fermes dans ce sens du ministère de l’Habitat.» Cet état de fait va ouvrir, ajoute
M. Aouidat, grandes les portes à la spéculation et à l’informel. «Il ne faut pas s’étonner.
Les Algériens sont des experts en la matière, ils sauront comment se débrouiller entre eux (vendeurs et acheteurs, Ndlr).» Le prix de l’immobilier en Algérie, affirme par ailleurs le président de la Fédération des agences immobilières, est le plus cher au monde. «Il n’y a qu’en Algérie que le montant de la location d’un appartement dépasse celui du Smig. Celui-ci, selon les normes internationale, ne doit pas dépasser le tiers (1/3) du Smig». Ce qui a créé cet état de fait, c’est la dévalorisation du rôle des agences immobilières par les pouvoirs publics. «Au lieu que les transactions immobilières se fassent au niveau des agences immobilières, elles sont en train de se faire dans l’impunité la plus totale dans des cafés et autres lieux publics par des courtiers», a-t-il indiqué, soulignant que sur 6000 agences immobilières existantes en Algérie, plus de 3000 se sont évaporées dans la nature ces dernières années, à cause justement de cette impunité dont jouissent les courtiers et les spéculateurs.
«L’Etat aurait beaucoup gagné s’il avait respecté et valorisé le rôle des agents immobiliers. Il aurait pu d’abord disposer d’une banque de données quant aux transactions qui se font et intervenir pourquoi pas pour fixer un prix référentiel d’un logement. Ensuite, il aurait gagné l’argent du fisc qu’induiront ces transactions.» Commentant la loi 08-15, M. Aouidat, dira qu’elle sera difficilement applicable, pour la simple raison que l’Etat dans l’autre partie n’a pas prévu une alternative pour les citoyens. Et d’expliquer: «Pour que les gens adhèrent à ce projet et ne construisent que sur des terrains disposant de permis de construire, ils ont besoin de trouver des parcelles de terrains viabilisées. Or, jusqu’à présent l’Etat n’a rien prévu dans ce chapitre». Selon M.Aouidat, l’Etat malgré sa bonne volonté de faire respecter la loi dans le but d’uniformiser et d’harmoniser nos villes comme c’est le cas de par le monde, s’est un petit peu précipité.
En dépit de tous les efforts qui ont été consentis dans la construction de logements sous toutes ses formes en Algérie ces derniers temps, la crise du logement est aiguë. «Jusqu’à présent, nous n’avons en Algérie que 8 millions et demi de logements pour une population de 40 millions. Sur ces 8 millions, des centaines de milliers de logements sont occupés par des administrations et des professions libérales. L’Algérie enregistre selon les normes internationales en termes d’habitat un déficit de 2 millions de logements.»
Un avis que partage tout a fait M.Achir, en ajoutant que les gens ne vont pas adhérer à cette loi ou difficilement, car l’Etat lui-même ne l’a pas respectée. «Combien de bâtisses appartenant à l’Etat ont été régularisées depuis 2008?», s’est-il demandé.
Pour M.Achir, l’Etat aurait mieux fait de se pencher sur la question de la gestion de l’immobilier existant en Algérie, lequel ne dispose pas jusqu’à présent d’un cadre juridique pour le promouvoir et le généraliser à travers les villes. «Un promoteur immobilier qui veut investir dans la gestion de l’immobilier ne peut pas le faire pour le moment, sauf dans l’informel. Les autorités refusent de délivrer des agréments aux habitants des lotissements pour se constituer en associations. Cet agrément est indispensable pour le promoteur pour qu’il puisse représenter les habitants auprès des différentes administrations et institutions.» Selon Achir, le manque d’entretien des immeubles en Algérie est la première raison de la l’écroulement de ces derniers. «C’est cette gestion-là qui rend les pays développés différents de notre pays. J’ai visité, croyez-moi, plusieurs pays, et la chose qui m’a fasciné le plus est la façon dont sont gérés leurs cités et lotissements», a-t-il conclu.

Source: le 20-09-2016

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