Dans la commune de Aïn Benian, il est difficile de convaincre les habitants de l’existence de la crise du logement. Dans cette municipalité, les chantiers poussent comme des champignons.

Depuis 2013, quelque 1300 familles ont été relogées. Mais ce nombre reste infime compte tenu de l’importante demande exprimée, notamment sur le logement social et le LSP. A cela il faut ajouter que la plupart des bénéficiaires sont des habitants venus d’autres localités et wilayas, dont certains ont implanté leurs baraques depuis à peine cinq ans et ont pu bénéficier d’appartements neufs. «Des arrivistes sont relogés, alors que des originaires de la commune souffrent toujours dans leur gourbi», s’indigne un jeune habitant.

Ce sujet divise et continue à provoquer un débat houleux entre responsables et citoyens, ces derniers affirment que seulement 10% des originaires de la commune ont été concernés par les opérations de relogement, alors que le vice-président chargé du social, Boulekraâ Omar, affirme mordicus que 40% des relogés sont des habitants de Aïn Benian. Mais le problème ne se limite pas au nombre, puisque les résidants de cette commune refusent d’aller dans d’autres localités, alors que des logements sont achevés et sont restés fermés sur le territoire de leur propre municipalité. L’élu admet cette réalité, mais affirme que tous les projets n’appartiennent pas à la commune et que les autorités procèdent à la distribution à chaque fois qu’un quota d’habitations est prêt à accueillir des familles. Il y a quelques mois, des habitants des cité Belle Vue et Evolutive avaient catégoriquement  refusé d’être relogés en dehors du territoire de la commune. «Ils ont protesté pendant plusieurs jours et ils ont fini par avoir gain de cause», raconte-t-on.

«Aïn Benian est comme un village, les anciens se connaissent et y vivent ensemble depuis l’époque coloniale, l’on ne peut pas briser ces liens en les dispersant, d’autant que la possibilité de les maintenir ensemble existe», soutient-on. D’ailleurs, ils étaient nombreux à appeler la commission de relogement de la wilaya qui a fait preuve de souplesse dans la gestion de ce dossier sensible. La commune a offert beaucoup d’assiettes pour les projets de logement à Alger, parfois aux dépens de l’intérêt des habitants, expliquent des citoyens.  «Des projets d’une maternité de 120 lits et d’une piscine semi-olympique, inscrits depuis 2010 sur une assiette sise au niveau de la RN13, ont été annulés, des logements LPP ont été implantés à leur place, malgré l’opposition de l’APC», indique un élu.

Ce changement a suscité une grande indignation chez la population. Le problème qu’exposent les habitants de Aïn Benian se pose également dans plusieurs communes de la capitale, notamment à Ouled Chebel, où une cité tentaculaire a été érigée sur le territoire de la commune, à Chaibia plus précisément. «Les logements de la cité ont servi en majorité à reloger les occupants des bidonvilles des autres communes. Les citoyens de Ouled Chebel n’en ont pas bénéficié, notamment ceux de la cité de la Gare, qui vivent dans des conditions précaires», confient des citoyens.

Elwatan du 22-05-2016

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