Ils sont plus de 52 000 au niveau national, dont la grande majorité dans la wilaya de Boumerdès. Leurs habitations ont été classées «vert 2» après le séisme de 2003 ou suite à des inondations.

L’Etat leur avait octroyé une aide de 300 000 DA pour conforter leurs logements. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux ont vu leurs demandes de relogement ou pour l’acquisition d’un habitat, quelle que soit la formule (rural, LPA, AADL, etc.) rejetées.

Selon Bouyahiaoui Nabil, directeur de l’habitat à la wilaya de Boumerdès, «ne sont concernés par l’aide que les mandataires, c’est-à-dire les personnes locataires d’un bien ou résidant sur un terrain appartenant à un autre membre de la famille (ascendant, descendant ou collatéral)». Le directeur de la CNL de Boumerdès, M. Tobbal, déplore les accusations portées par les citoyens : «La CNL est une structure comptable qui obéit à l’ordonnateur, le wali de Boumerdès.

C’est en application de la loi du 16 octobre 2014, modifiée par celle du 08 avril 2018 que l’éligibilité à l’aide est définie.» La loi en question et ses textes d’application conditionnent l’octroi de l’aide à la justification de non-propriétaire et à son unicité. Les habitants des chalets ne sont pas concernés puisqu’ils doivent bénéficier d’un relogement.

Toutefois, l’offre est faible. «Seuls 57% d’entre eux ont été relogés. Et même si on arrive à finaliser ceux qui sont en cours, le manque persistera. Il était question d’un quota supplémentaire lors de la visite du chef du gouvernement, M. Sellal, en 2014. Mais la conjoncture économique et le gel en ont décidé autrement», a-t-il déclaré.

Les autres «vert 2» et certains «orange 4» convertis en «vert 2», qui sont plus de 43 000, doivent donc justifier par une pièce administrative leur non-possession d’un quelconque bien. Il se trouve qu’un grand nombre d’entre eux habitaient des biens sans document.

Le directeur de l’habitat a précisé que l’APC peut dans ce cas délivrer une attestation faisant foi. Pour l’heure, les dossiers demeurent en instance d’étude. Toutefois, leur nombre important nécessite qu’une commission s’en charge exclusivement. Une correspondance dans ce sens a été adressée au ministère qui tarde à y répondre.

Source: El Watan