OPGI : missions, gestion et cession des logements

Mis à jour le

L’OPGI (Office de Promotion et de Gestion Immobilière) est né du décret n° 76-147 du 23 octobre 1976, qui remplace les anciens offices HLM hérités de la période coloniale, avant que le décret exécutif n° 91-147 du 12 mai 1991 ne lui donne son statut actuel d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Présent dans les 48 wilayas du pays, il construit, loue, cède et entretient le parc de logements publics locatifs (LPL) ainsi qu’une partie du patrimoine immobilier de l’État. Cette page détaille ses missions, la question sensible du recouvrement des loyers, la procédure de cession aux occupants et les coordonnées utiles.

Publicité

L’essentiel : Présent dans les 48 wilayas, l'OPGI construit, loue, cède et entretient le parc de logements publics locatifs (LPL). Il a succédé en 1976 aux anciens offices HLM, et son statut actuel d'EPIC date du décret exécutif n° 91-147 du 12 mai 1991. C'est lui qui encaisse les loyers et les charges. Point noir : dans plusieurs wilayas, le taux de recouvrement ne dépasserait pas 33 %. Il gère aussi la cession des logements à leurs occupants.

Mise à jour (septembre 2026)

Le recouvrement des loyers reste, selon la presse nationale, l’un des chantiers prioritaires des OPGI en 2026. TSA et Algérie360 font état d’un taux de recouvrement qui ne dépasserait pas 33% dans plusieurs wilayas, et La Nouvelle République a documenté depuis 2025 la multiplication des campagnes de proximité (équipes mobiles, journées portes ouvertes). Nous n’avons trouvé aucun bilan chiffré unique et officiel couvrant l’ensemble des 48 OPGI : les chiffres cités varient selon les wilayas et les sources consultées. Dernière vérification : 23 septembre 2026.

Qu’est-ce que l’OPGI ?

Les Offices de Promotion et de Gestion Immobilière sont des établissements publics à caractère industriel et commercial, dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Organismes publics sous tutelle du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, ils n’en restent pas moins réputés commerçants dans leurs rapports avec les tiers, et donc soumis aux règles du droit commercial. Chaque wilaya a le sien, compétent sur son propre territoire — ce qui donne 48 OPGI à travers le pays, auxquels s’ajoutent des antennes dans certaines grandes villes comme Alger, où plusieurs OPGI communaux coexistent.

Historique : de l’Office HLM à l’OPGI

À l’indépendance, c’étaient les offices HLM — habitations à loyer modéré, hérités de la période coloniale — qui géraient le logement social. Le décret n°76-147 du 23 octobre 1976 les remplace par les Offices de Promotion et de Gestion Immobilière, avec un statut élargi : promotion immobilière en plus de la simple gestion locative. Il faudra attendre le décret exécutif n°91-147 du 12 mai 1991 pour que le statut juridique évolue encore, cette fois vers l’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), avec un mode de gestion clarifié selon les règles commerciales — sans que la mission de service public disparaisse pour autant. Ces dates sont confirmées notamment par l’OPGI de Mostaganem (opgimostaganem.dz), qui publie l’historique réglementaire de l’organisme sur son site.

AnnéeTexteEffet
1976Décret n° 76-147 du 23 octobre 1976Remplacement des offices HLM par les OPGI, mission élargie à la promotion immobilière
1991Décret exécutif n° 91-147 du 12 mai 1991Statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC)

Les missions principales de l’OPGI

Dans le cadre de la politique sociale de l’État, l’OPGI a pour mission première de promouvoir le service public du logement, en particulier pour les catégories sociales les plus démunies. À côté de cela, il intervient aussi sur la promotion immobilière — la construction de nouveaux programmes —, sur la maîtrise d’ouvrage déléguée pour le compte d’autres opérateurs publics, sur la promotion foncière, et sur des prestations d’entretien, de maintenance, de réhabilitation et de restauration du bâti.

La gestion du parc immobilier : les responsabilités concrètes de l’OPGI

Au quotidien, c’est surtout dans son rôle de gestionnaire du parc locatif public que l’OPGI est connu des citoyens. Il loue et cède des logements et des locaux à usage professionnel, commercial ou artisanal, recouvre les loyers et les charges ainsi que les produits de cession, et veille à préserver les immeubles et leurs dépendances pour les maintenir en état d’habitabilité. S’ajoutent à cela la tenue à jour de l’inventaire du parc géré et le contrôle du statut juridique des occupants, sans oublier la coordination des actions permettant une utilisation optimale des ensembles immobiliers. Une convention type, fixée par arrêté conjoint du ministre des Finances et du ministre de l’Habitat, encadre les conditions dans lesquelles l’OPGI prend en charge des biens confiés par d’autres organismes ou par l’État.

Recouvrement des loyers : un chantier prioritaire en 2026

Le recouvrement des loyers impayés reste, sans surprise, l’un des points faibles des OPGI. Selon TSA, le taux de recouvrement ne dépasserait pas 33% dans plusieurs wilayas en 2025-2026 — une large part des locataires ne réglant pas leur loyer, pourtant fixé à un montant symbolique. Algérie360 relaie un constat du même ordre de grandeur. Face à cette situation, La Nouvelle République a rapporté la multiplication, depuis 2025, des campagnes de proximité menées par les directions générales des OPGI : équipes mobiles envoyées directement chez les locataires, journées portes ouvertes combinant recouvrement et information sur la cession, relance des dossiers de contentieux les plus anciens. Ce n’est pas un détail comptable : ces recettes locatives financent directement l’entretien courant du parc — réparations, parties communes, réseaux.

Cession des logements OPGI aux occupants

Beaucoup de locataires du parc géré par l’OPGI peuvent prétendre à la cession de leur logement, autrement dit à son achat à des conditions préférentielles : décote sur le prix, paiement échelonné pouvant aller jusqu’à 25 ans. Cette procédure, encadrée par des textes spécifiques et relancée périodiquement par des campagnes nationales, fait l’objet d’une page dédiée sur notre site, consacrée à la cession des logements OPGI.

Publicité

Comment contacter l’OPGI de sa wilaya

Chaque OPGI a son propre siège, en général au chef-lieu de wilaya, complété par des antennes ou subdivisions dans les daïras les plus peuplées. Paiement de loyer, dépôt d’un dossier de cession, réclamation, signalement d’une dégradation : pour toutes ces démarches, mieux vaut s’adresser directement au siège de l’OPGI de sa wilaya, muni d’une pièce d’identité et, si possible, du dernier avis d’échéance ou du contrat de location. Certains offices disposent aussi d’un site web propre ou d’une page sur le site du ministère de l’Habitat pour suivre l’actualité des programmes en cours.

OPGI, Direction du Logement et AADL : qui fait quoi ?

Ne pas confondre ces organismes, qui interviennent tous sur le logement mais à des échelles et pour des publics différents :

OrganismeRôle
OPGIGestion et cession du logement public locatif (LPL) destiné aux catégories les plus démunies
ANURBÉlaboration des documents d’urbanisme (POS, PDAU)
Direction du Logement (wilaya)Pilotage et coordination de l’ensemble des programmes de logement, tous segments confondus
AADLLocation-vente réservée aux classes moyennes

Pour aller plus loin, voir les pages consacrées à l’ANURB et à la Direction du Logement de wilaya.

À lire aussi

Questions fréquentes

Comment payer son loyer OPGI ?

En général au guichet de l’agence OPGI de rattachement, ou selon les wilayas via les moyens de paiement mis en place localement (CCP, virement). Le plus simple reste de se rapprocher directement de son OPGI pour connaître les modalités précises en vigueur.

Qui peut bénéficier d’un logement OPGI ?

Le logement public locatif vise les personnes dont le niveau de revenu les classe parmi les catégories sociales démunies, sans logement ou vivant dans des conditions précaires ou insalubres — sous réserve de répondre aux critères d’éligibilité en vigueur : résidence dans la commune, plafond de revenu, absence de propriété antérieure.

L’OPGI est-il propriétaire des logements qu’il gère ?

Non, la plupart du temps l’OPGI n’est que gestionnaire pour le compte de l’État, seul propriétaire du patrimoine immobilier public. Ce statut explique d’ailleurs son rôle central dans le recouvrement des loyers et dans la mise en œuvre des cessions aux occupants.

Sources

Publicité

3 Commentaires

  1. Bonjour
    Suite au décès de mes parents mon frère souhaite mettre le bail de location à son nom. Pourriez vous s’il vous plait me dire comment doit il procéder? C’est une location d’un « bien vacant ». Nous sommes six enfants, dont 4 en France depuis plus de 30 ans. Nous sommes tous d’accord que notre frère en Algérie puisse prolonger le bail de location à son nom.

    En vous remerciant

    Bien cordialement

  2. Il suffit de lui faire une attestation de désistement et lui de son côté doit demander à un huissier de justice de lui établir un constat d’occupation du bien.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici