La mise en place de ce qui paraît être un plan d’urgence avec la réalisation du pôle urbain «Draâ Errich» avec plus de 40 00 logements sociaux sur plusieurs phases et autres habitations ainsi que les structures socioéconomiques d’accompagnement aurait dû générer une certaine décompression.
L’occasion fut cependant trop belle pour ne pas être saisie au rebond par des spéculateurs fonciers, des fonctionnaires peu scrupuleux devant un ministère laxiste. En une quinzaine de mois de gestion, des affectations indues de terrains, de logements sociaux auraient bénéficié à des prête-noms. Le phénomène a connu une telle ampleur que des centaines de logements sociaux attribués depuis des années sont toujours inoccupés, s’ils ne sont pas simplement sous-loués. C’est un secret de Polichinelle sur le site et n’importe quel courtier sur place se fait un plaisir de vous montrer les logements indexés. D’ailleurs, fortes de toutes ces anomalies, les populations victimes, laissées en rade des listes d’attributaires, ont plusieurs fois attiré l’attention des pouvoirs publics sur cette grande magouille. Elles ne sont pas arrivées à trouver une oreille attentive. Plus grave, dès le mois d’août 2017, des listes portant les noms de 7 000 attributaires de logements sociaux de la commune chef-lieu de wilaya ont été confectionnées à la hâte et même publiées par des quotidiens locaux. Et ce n’est qu’une année après que la supercherie sera découverte. Des centaines d’indus bénéficiaires dont certains cadres supérieurs avec des salaires dépassant les 200 000 dinars, gros commerçants, entrepreneurs, voire des émigrés propriétaires de restaurants dans des villes françaises. Certains mêmes disposaient de logements en toute propriété dans des quartiers huppés de la capitale française. Ajoutez à tout cela des noms de personnes décédées depuis des décennies. L’ex-wali avait essayé d’y remédier en instituant une commission mais c’était trop tard. L’impatience a gagné ceux portés sur les premières listes et qui se voyaient déjà logés. En outre, il y avait plus de 8 000 recours. D’où le début des mouvements de protestation. L’institution d’une commission de contrôle était loin d’apaiser la colère des gens. Entre-temps intervient le mouvement partiel des walis et le départ de Mohamed Salamani. Il sera remplacé par un vieux routier de l’administration ayant roulé sa bosse dans plusieurs wilayas dont une dizaine d’années passées dans différents postes à Annaba, allant de chef d’une daïra difficile (El Bouni) à l’intérim du wali Youcef Chorfa, nommé ministre, à l’époque, dans le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune, en passant par celui de SG de cette même wilaya. «Personne ne sera au-dessus de la loi et que celui qui est dans son bon droit ne sera jamais inquiété. Il aura son logement. Nous sommes décidés à traquer sans relâche tous les indus bénéficiaires», a lancé le nouveau wali aux centaines de protestataires. Il a, par ailleurs, insisté auprès des membres de la commission d’accélérer la procédure de convocation de ceux réellement dans le besoin d’un logement.
A. Bouacha

Source : Le soir d’algérie du 20.10.2018

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