Les souscripteurs dans l’impasse
«Il s’est éteint dans la nuit du vendredi 21 février 2014, laissant derrière lui des dizaines de souscripteurs de logements sociaux participatifs (LSP) dans un grand pétrin».
C’est ce que disait hier (samedi) un citoyen qu’on a rencontré à Aïn Témouchent à propos d’un entrepreneur d’El-Amria qui est mort par arrêt cardiaque.
Ce dernier a rencontré des difficultés pour achever le programme qui lui a été confié, une situation devenue conflictuelle parce que, non seulement, le promoteur avait largement dépassé les délais contractuels, mais il s’est aventuré à encaisser de l’argent auprès de souscripteurs dont le nombre dépasse de loin celui des logements prévus dans le programme.
Une grande arnaque qui en dit long au grand jour.
Face à cet état de fait, des souscripteurs, qui auraient versé la totalité de ce qu’ils devaient au promoteur, ont occupé des logements non achevés totalement, et ce, depuis une longue période.
La situation est restée tendue entre le défunt promoteur et l’ensemble des souscripteurs. Et voir le bout du tunnel n’était pas chose aisée ni pour lui ni pour les contestataires qui criaient à l’arnaque et le peu d’égard alloué à leurs moult doléances exprimées devant les institutions de l’Etat au niveau de la daïra et de la wilaya.
Certains osent à dire qu’il y a eu une complicité tacite entre l’entrepreneur et des responsables locaux sans apporter des preuves. Ils s’interrogent sur le fait que des listes aient été établies sans que les services habilités ne puissent constater cette arnaque.
Quand des souscripteurs se sont aperçus qu’il y avait plusieurs listes et que le nombre des acquéreurs dépassait celui des logements à réaliser, ils avaient immédiatement réagi et demandé au promoteur de leur restituer leur argent. L’étau s’est resserré sur lui et la corde est arrivée à son cou. La situation s’est compliquée davantage lorsque son domicile a fait l’objet de regroupement de souscripteurs arnaqués. Les conséquences étaient prévisibles et l’irréparable est advenu quelques jours après. Le promoteur est parti sans retour, laissant derrière lui de grandes dettes quasiment insolubles. Que comptent faire les autorités locales ?

source: l’Echo d’Oran