Les 2.791 souscripteurs de logements auprès de la Cnep-Immo qui ont été convoqués ces derniers jours pour les dépôts de leurs dossiers ont commencé depuis hier 1er décembre à le faire au siège de Boussouf de ladite société, alors que ceux qui n’ont pas été «invités à se présenter au rendez-vous» ont tenu au même endroit, un sit-in pour réclamer des explications sur leurs cas.

En effet, il est à rappeler que les souscripteurs aux logements Cnep-Immo dont le nombre atteint les 4.348 postulants n’ont pas été convoqués dans leur ensemble, car plus de 1.500 souscripteurs n’ont pas reçu les convocations et sont donc dans tous leurs états, s’interrogeant sur les raisons qui sont derrière ce choix. S’agit-il d’un oubli, d’une exclusion ou d’une simple programmation qui se fera en plusieurs phases ? Voilà les questions que les concernés n’arrêtent pas de se poser. En vérité, avoueront-ils, cette situation de doute n’a pas manqué de susciter, auprès de la majorité d’entre eux, de nombreux questionnements sur les tenants et les aboutissants de ces convocations qui n’ont pas touché tout le monde. Situation qui ne cesse de les ronger, craignant surtout d’avoir été écartés et que cette première liste des 2.791 souscripteurs, soit la liste définitive de bénéficiaires, faisant ainsi s’évaporer un rêve qui les a habités depuis sept longues années maintenant, diront-ils. Loin de se résoudre à cette éventualité qu’ils appréhendent comme un véritable cauchemar, ils soutiennent que l’organisation de ce sit-in ne vise pas moins que la réclamation des explications les concernant, d’une part, et d’autre part, de faire valoir le cas échéant leur droit à ces logements, pour lesquels certains déclarent avoir gager tout ce qu’ils possèdent. Un membre de l’association des souscripteurs de Cnep-Immo affirme s’être pointé à minuit devant le siège en question pour déposer son dossier parmi les premiers, mais c’était peine perdue, car les cas qui ont été convoqués sont reçus par tranche de 150 souscripteurs par jour et cela jusqu’au 25 décembre courant. Alors que des bureaux sont aménagés dans le même immeuble, pour recevoir et fournir toutes les explications nécessaires à ceux qui n’ont pas été convoqués. Pour la plupart, il ne s’agira que de simples réserves à lever et ne seront exclus de l’attribution de logements que ceux, dira-t-il, dont l’enquête a révélé qu’ils ont déjà bénéficié de logement ailleurs, de lot de terrain ou d’autre aide de l’Etat.

 

Source : lequotidien d’oran