L’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), a certes dénoncé la marginalisation des entreprises nationales, mais n’a cessé de déplorer le manque de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique (BTPH). «Les entreprises du BTPH peinent à trouver des ouvriers qualifiés pour leurs chantiers, alors que le nombre de jeunes qui sont au chômage est devenu alarmant», regrettent plusieurs entrepreneurs. Afin de pallier cette situation, certains proposent d’élaborer un véritable plan de formation spécifique aux métiers du BTPH tout en souhaitant établir une convention de partenariat avec le ministère de la Formation professionnelle pour l’encadrement des formateurs afin d’assurer un meilleur encadrement des stagiaires issus des centres de formation. Par ailleurs, parmi les 30 000 entreprises activant dans le secteur du BTPH, « 30 % exercent dans l’informel » alors que 50% des ouvriers de ce secteur, qui emploie plus de 100 000 ouvriers, travaillent «au ‘noir». L’expansion du phénomène de l’informel dans ce secteur est due notamment à la hausse des taux des charges fiscales et parafiscales, qui ont entraîné également la fermeture de plus de 600 entreprises du BTPH entre 2010 et 2011. D’autres recommandent, dans ce cadre, un allègement de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP), une révision à la baisse de l’impôt sur le revenu global (IRG) et de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS), qualifiés de «lourds». Mais se référant aux chiffres, la réalité est tout autre. Ceux émanant de la direction de la formation professionnelle font état de 5 500 maçons et métiers y afférents sortis durant les deux dernières années. Les entreprises du Btph, elles, ne sont que 2 250 à activer dans le domaine et ne cessent de crier au manque de main-d’œuvre. De son côté, l’Ansej, accusée d’avoir vidé le réservoir de main-d’œuvre par l’octroi des crédits, s’en lave les mains. Les chiffres relatifs à ce point font état, en effet, de seulement 714 entreprises créées dans le bâtiment, 533 dans les travaux publics et 173 dans le secteur de l’hydraulique. Des statistiques qui démontrent que la quantité en question n’est pas en mesure de menacer ce réservoir tant convoité. Mais alors où sont passés tous ces diplômés sortis des Cfpa et que l’on compte parmi les chômeurs?

 

Source : Lecourrier D’algérie


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