Une cérémonie de remise des clés de 550 logements du programme FNPOS, sera organisée, aujourd’hui, au sein du siège de la wilaya. Les propriétaires de ces logements, après de longues années d’attente, viennent de voir, enfin, le bout du tunnel.

Après de nombreuses actions de protestation, sous forme de sit-in, organisés devant la direction du FNPOS, voilà qu’une partie des souscripteurs vient de recevoir les clés de leurs appartements.

Cependant, d’aucuns s’interrogent sur la durée que devaient attendre les autres souscripteurs. Pour rappel, le blocage des logements FNPOS a duré. En effet, plus de 900 souscripteurs, à ce programme, qui compte au total 1.108 logements, attendaient un dénouement après une attente qui dure depuis 9 longues années. Raison de ce blocage : les banques refusaient de débloquer les crédits, sans qu’il y ait, au préalable, une décision d’octroi de l’aide de la Caisse nationale du Logement (CNL). Cette dernière conditionnait l’octroi de son aide par la réception du listing global des 1.108 souscripteurs, en plus du dossier complet, relatif à cette situation, par le Fonds national de Péréquation des Oeuvres sociales (FNPOS), affirment les souscripteurs. Qui est donc responsable de ce blocage ? En tout cas, les trois instances concernées par ce dossier, à savoir : (banques, CNL, FNPOS) se renvoient, mutuellement, la balle. En attendant, ce sont les souscripteurs ayant besoin de financement bancaire qui se trouvent pénalisés. Comme preuve, avancent-ils, les souscripteurs ayant financé le paiement de leurs logements, sans recourir au crédit bancaire, ont eu l’avantage de choisir la localisation de leur logement. Une distinction qui renforce le sentiment d’injustice qui défavorise les moins nantis d’un programme, destiné à la base, aux couches sociales défavorisées.

C’est ce qui a poussé des souscripteurs des sites des 368 de Haï El Yasmine et des 182 logements de Hassi Bounif, entre autres, à se rassembler, à maintes reprises, devant le siège de la direction du FNPOS, à El Akid Lotfi, pour dénoncer ces pratiques qu’ils qualifient «d’abusives» de la part de l’Administration.

source : le quotidien d’Oran