Le rapport sur l’exécution des programmes de logements, dans la wilaya, présenté, hier, à la réunion du conseil de wilaya, par le directeur du Logement et des Equipements publics (DLEP) de Constantine, fait ressortir que 11 entreprises privées sont poursuivies en justice, par la wilaya, pour défaillance dans l’exécution des programmes de logements qui leur ont été attribués. «Et d’autres vont suivre bientôt», a ajouté le DLEP, en faisant remarquer que le manque de choix judicieux des entreprises est à la base des retards de lancement des programmes que connaît, actuellement, le secteur, notamment dans le LSP et dans la nouvelle ville Massinissa, d’El-Khroub. Et le wali d’intervenir pour donner l’instruction d’enlever ces programmes aux entreprises défaillantes et les donner à d’autres, plus capables, notamment à l’OPGI, «car les citoyens ne peuvent pas attendre, indéfiniment, leurs logements», a-t-il fait remarquer.

Dans ce cadre, le DLEP est intervenu, encore, pour signaler les nombreux problèmes de contestation, rencontrés, actuellement, par certains promoteurs avec les souscripteurs qui réclament, sans cesse, la livraison des logements qu’ils ont payés, rubis sur l’ongle, et dont ils attendent la livraison, depuis plusieurs années. Et il a annoncé que devant le nombre important de plaintes déposées à son niveau, «nous conseillons, à présent, aux souscripteurs de s’organiser en associations pour défendre leurs intérêts».

Tour à tour, les opérateurs tels que la direction de l’Urbanisme, l’OPGI, les Ressources en eau, la Sonelgaz, ont été interpellés par le wali pour exposer l’avancement de leurs programmes respectifs en matière d’équipements, d’adduction à l’eau, au gaz naturel et à l’électricité, et faire état des difficultés et des retards, en précisant à quel niveau se situent les problèmes.

Et le constat qui ressort des différentes interventions a montré les étapes où les programmes sont bloqués : titres de propriété non établis, retard dans l’indemnisation des propriétaires de terrains expropriés pour cause d’utilité publique, etc. Et que les travaux les plus avancés ne dépassent pas le stade du terrassement et du lancement des infrastructures de base (plates- formes.) Ainsi, en confrontant les déclarations faites par les uns et les autres, le wali a constaté que le manque de coordination, entre ces opérateurs, constitue, toujours, le nœud gordien du problème et engendre les retards. Il remarquera aussi que la majorité des programmes restent bloqués par la question de la viabilisation. Et au DLEP de confirmer cela, en affirmant que tous les programmes de logements, qui sont, aujourd’hui, finis ne peuvent pas être livrés aux bénéficiaires car ils manquent tous de la viabilisation.

La réunion du conseil de wilaya à laquelle ont participé les directeurs de l’exécutif, les chefs de daïras ainsi que les présidents des APC et la presse qui a été conviée à cette réunion, s’est poursuivie dans l’après-midi et la question du logement rural, un autre créneau qui occupe actuellement le devant de la scène, dans la partie rurale de la wilaya, a été au centre des débats.

 

Source : Le Quotidien d’Oran du 29.21.2013