l’engagement des autorités locales quant aux délais d’attribution des logements sociaux du chef-lieu risque d’être compromis à cause du caractère hâtif du classement des dossiers, les réserves perceptibles du côté de certains membres de la commission et la présence de quelques flibustiers épinglés récemment par les enquêteurs des services territorialement compétents.

Des sources concordantes proches de la commission d’étude des dossiers du logement social ont avancé un nombre de 1328 demandeurs éligibles sur un nombre global de 14 903 dossiers. L’étude a, pour rappel, tenu compte du décret exécutif n°142/08 qui encadre l’opération dans des conditions jugées dépassées par le temps où doit être mise en valeur la sagacité de ladite commission, à savoir notamment, le salaire du postulant. S’agissant des fiches de paie erronées, nos sources parlent de plusieurs dizaines découvertes dans nombre d’administrations publiques. «Nous sommes face à un véritable dilemme car nous sommes tous au courant que les couches vulnérables ne perçoivent plus 24 000 DA et qu’il conviendrait de déroger à la règle pour certains cas (…), cela relèverait beaucoup plus de l’initiative des membres de la commission qui semblent, a priori, vivre une autre forme de monolithisme. Ceci dit, nous ne pouvons pas, non plus, cautionner la falsification des fiches de paie de la part de quelques employeurs», a déclaré une source proche de la commission précitée. Des attributaires propriétaires de terrains acquis dans l’informel et des propriétaires de quelques logis de fortune font partie du lot des misères causées au dossier du logement social. «Nous avons réussi à éjecter, grâce au concours d’un corps de sécurité, le propriétaire d’un immeuble de trois étages et le propriétaire autoproclamé d’un terrain communal acquis dans l’informel et ensuite régularisé dans le cadre de la loi 15/08», a ajouté la même source.

 

Un membre de la commission a aussi soulevé le problème des constructions vétustes et des familles vivant dans celles menaçant ruine, tout en insistant sur le fait que l’application sommaire des textes profiterait aux professionnels des bidonvilles recyclés et ceux initiés aux vides juridiques au détriment des milliers de personnes lésées. «Si notre présence n’est pas accompagnée de concertation et que seule une personne décide, il est préférable de se fier à l’ordinateur et ne point écouter les membres de la commission», a-t-il ironisé.

El Watan a essayé de prendre attache avec le chef de daïra de Souk Ahras pour plus d’informations. Ce dernier a refusé tout entretien à cause de son calendrier de travail qu’il a dit extrêmement chargé.

 

Elwatan du 26 JANVIER 2020