Les familles n’ayant pas bénéficié de logements la fin de la semaine dernière, ont fermé la route, hier matin, au niveau du boulevard ANP, perturbant la circulation du tramway.

Les demandeurs de logements sociaux sont revenus, hier, à la charge en se rassemblant dans les alentours du CEM Cherfaoui. Les derniers relogements, effectués par les instances locales, ont provoqué la colère de quelque 200 familles qui se sont donné le mot en tentant de bloquer le boulevard de l’ANP, à hauteur de cet établissement scolaire. Les protestataires ont exigé la présence des autorités locales afin de leur faire part de leur désarroi.

Certaines familles du quartier d’El Hamri disent avoir été lésées puisqu’elles occupent des bâtisses menaçant ruine. C’est le cas d’une mère de famille qui, depuis huit ans, réclame un logement. «J’ai entrepris toutes les démarches et la commission de daïra avait classé notre immeuble situé à la rue Sica dans la catégorie rouge danger», a-t-elle souligné, avant d’ajouter qu’elle a été écartée de l’opération de distribution des décisions de pré-affectations alors que ses voisins en ont bénéficié. Des cas similaires sont souvent évoqués par plusieurs familles qui estiment avoir été exclues de cette opération de relogement.

Les forces de l’ordre ont été appelées en renfort pour sécuriser le tracé du tramway et autres édifices publics. Depuis deux semaines, les demandeurs de logements ont ouvert la porte de la contestation avec plusieurs rassemblements et mouvements dont celui observé, jeudi dernier, dans le quartier de Sidi El Houari. Le wali s’est engagé à reloger tous ceux qui détiennent une décision de pré-affectation datant de 2011 avant la fin de l’année en cours. Plus de 3000 familles seront donc relogées d’ici la fin de l’année dont 1152 vers la fin du mois d’août.
Source: El Watan