Le quotidien sera plus dur. Mais beaucoup disent accepter les contrariétés de la vie à condition de voir venir les choses.

L’année 2016 se termine avec un niveau d’inflation au-dessus des prévisions du gouvernement, un fond d’inquiétude sur ce que sera l’année prochaine et des perspectives assez sombres au plan régional, notamment en Europe et dans le voisinage immédiat de l’Algérie.La situation est inquiétante à plus d’un titre pour de nombreux pays. Le dernier attentat de Berlin, les arrestations en masse de terroristes affiliés à Daesh au Maroc, le meurtre du scientifique tunisien à Sfax et l’état d’urgence renouvelé en France donnent de la Méditerranée occidentale l’image d’une région instable et menacée de toutes parts. Dans ce décor peu enclin à l’optimisme, l’Algérie fait exception, même si les défis restent tout aussi importants qu’ailleurs. Il y a lieu de souligner, cependant, que durant les dernières années, la situation sécuritaire est parfaitement maîtrisée dans l’ensemble du territoire, la crise financière n’atteint pas, ou pas encore, les couches moyennes, la consommation des ménages est restée stable et le marché de l’emploi toujours dynamique avec un chômage en baisse et la création d’entreprises en hausse. La prochaine année s’annonce, néanmoins, plus difficile du seul fait que les acquis ne sont pas encore consolidés. En effet, si les Algériens savent que sur le plan de leur sécurité, les choses sont parfaitement prises en charge grâce à l’expertise et à l’expérience de l’ANP et des services de sécurité, ils ont conscience que sur le volet social et économique, ils ont vécu ces deux dernières années sur les réserves accumulées durant les années fastes à un pétrole à plus de 120 dollars le baril. De fait, les appréhensions sont-elles légitimes, pour la simple raison que l’économie de leur pays fonctionne désormais sans le matelas de sécurité?
Les prévisions budgétaires annoncent une situation un peu plus compliquée, d’autant que la seule planche de salut, le pétrole, ne sera certainement pas au rendez-vous pour remédier aux déficits. Les Algériens savent donc tout cela, mais beaucoup conservent l’espoir d’un sursaut de l’économie hors hydrocarbures. «Tout ce que je lis sur les usines d’automobiles, les mines de fer et de phosphate, ainsi que ce grand port centre, me pousse à croire que les dirigeants ont enfin trouvé la bonne direction», note un retraité qui dit avoir fait un petit calcul et déduit que «si tout ça est effectivement mis en oeuvre, on ne sentira même pas la crise». Mohamed qui a travaillé dans la haute administration reconnaît que de son temps, «on rêvait de réaliser ce qui se fait actuellement. Sans vouloir faire dans l’autosatisfaction, je dirai que toutes ces réalisations étaient déjà dans nos prévisions, de mon temps».

L’Aadl 3, une vraie revendication
Mohamed évoque, pour ce faire, le fameux projet Renault pour dire qu’il a pris part à sa maturation. «En 2008, nous étions déjà sur le dossier. A côté, il y avait plusieurs autres projets qui, un à un, sont en train de voir le jour», affirme-t-il. S’attendant à une année 2017 difficile, notre interlocuteur rejoint néanmoins le Premier ministre en affirmant «que cette crise est une aubaine. Elle fait travailler tout le monde et c’est tant mieux».
Le quotidien sera plus dur. Personne ne semble en douter parmi les citoyens approchés par L’Expression. Mais dans le lot, il y en a qui disent accepter les contrariétés de la vie à condition de voir venir les choses. C’est l’avis d’un jeune ingénieur qui dit trouver anormal que le gouvernement ne veuille pas parler de l’Addl3. «Je comprends la crise, mais ce n’est pas une raison pour boucher toute perspective aux jeunes. Pour moi 2017 doit être l’année de l’Aadl 3. Il faut renouveler la formule et donner un vrai espoir aux jeunes cadres», affirme Sid-Ali qui semble convaincu que le soutien au logement est la première chose à garder pour l’année prochaine. «Lorsque vous dites à un jeune de 28 ou 30 ans que tu vas habiter dans quatre ans, il est prêt à tous les sacrifices», relève notre jeune cadre, qui n’omet pas d’argumenter son propos par l’étude qui annonce que 75% des jeunes Algériens veulent construire leur avenir dans leur pays. «Pour moi, c’est très important. La confiance revient. Il faut aller de l’avant. C’est un investissement sûr», clame-t-il, non sans souligner l’impératif d’un redressement économique efficient pour donner au projet de l’Aadl 3 une bonne raison de réussir.
Des Algériens qui mettent l’habitat en tête de leurs «rêves» pour l’année prochaine, il y en a beaucoup et nombreux ont salué la décision du chef de l’Etat de maintenir en l’état le programme de réalisation de logements, malgré la crise financière. C’était manifestement un excellent investissement dont l’impact court toujours, avec en prime une demande de la société de ne pas freiner l’élan.
Le gros souci des citoyens, lorsqu’ils sont déjà logés, c’est l’inflation. Réda, père de famille et fonctionnaire de son état, met la cherté de la vie en premier dans ses préoccupations. «Je ne me fais pas d’illusions. Je sais que 2017 va creuser mon budget et mon pouvoir d’achat prendra un sacré coup», dira-t-il. Cependant, derrière une fatalité apparente, l’homme conserve tout de même l’espoir de voir «l’économie hors hydrocarbures et l’agriculture se développer, jusqu’à agir sur les prix. Il faut créer une saine concurrence. En Europe et au Japon ils ont des problèmes de déflation. Il n’y a pas de raison que chez-nous les prix ne baissent pas ou tout au moins n’augmentent pas beaucoup».

La paix n’a pas de prix
Pour Noureddine qui dit suivre l’actualité, «le megaprojet d’El Bayedh avec les Américains est un beau projet qui pourra rendre le pays indépendant de l’étranger». Il s’agit d’une ferme gigantesque de 25.000 hectares qui produira des céréales, de la viande de boeuf, du lait, du fourrage et de la pomme de terre en grandes quantités.
Les autres «rêves» que se partagent les Algériens concernent un grand voeu, celui de voir enfin l’économie du pays s’orienter franchement vers l’exportation. «Nous sommes peut-être le seul pays au monde qui n’exporte qu’un petit milliard de dollars par an. J’en ai honte, franchement», confie Mohamed, estimant que cette tare joue pour beaucoup dans le défaitisme des Algériens. «Il est impératif de réussir la mutation de notre économie», renchérit Fateh, à la tête d’une petite entreprise de confiseries qui rêve de voir ses produits vendus un peu partout dans le monde. Mais le voeu ne suffit pas et tous les Algériens approchés par L’Expression sont formels quant à la responsabilité historique des patrons. «L’Algérie est à une étape cruciale de son développement. Comme il fallait mener une révolution armée pour libérer le pays. Il faut aujourd’hui mener une grande bataille économique pour garantir la survie de la nation», résume Mohamed, en écho à l’ensemble des citoyens interrogés.
Cela dit, le «rêve» constant, même s’il n’est désormais plus formulé clairement, concerne les prix du pétrole que tout le monde voudrait voir au-dessus de 80 dollars pour permettre au pays de traverser la bourrasque financière sans dommage. La prière par rapport aux prix de l’or noir, ouvertement formulée par une dame, la soixantaine entamée, est surtout relative à la paix sociale à laquelle on rattache l’aisance financière. «Je n’ai pas envie de revivre les horreurs des années 1990. Le pétrole était à 9 dollars, le pays était en ruine et le terrorisme n’épargnait personne», raconte notre dame, pour qui, rien ne vaut la sécurité et la stabilité.
En fait, les Algériens qui se sont habitués à la paix civile n’ont pas oublié pour autant le prix qu’ils ont payé pour y parvenir. Ce «rêve»- là est peut-être atteint, mais il demeure éternel, disent tous les citoyens interrogés.

Source: L’expression le 25-12-2016

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