A l’instar des bidonvilles de Aïn El Beïda et Cheklaoua, les autorités de la wilaya d’Oran ont procédé à l’éradication du bidonville de Haï Nakhil, situé à l’entrée de la commune de Sidi Chahmi. Selon des sources proches de la commune, plus de 200 constructions illicites qui constituaient ce bidonville ont été rasées et l’assiette foncière récupérée. Nos sources indiquent que des dispositions ont été prises pour interdire toute nouvelle construction sur ce site. L’éradication de ce bidonville intervient suite au relogement des familles qui occupaient le site. Ainsi, il s’agit de trois des plus importants et anciens bidonvilles d’Oran qui ont été éradiqués à la faveur d’une grande opération de relogement lancée depuis 2015. Cette opération sera suivie, avant la fin de l’année en cours, par la démolition d’autres constructions illicites au niveau du quartier des Planteurs. Plus de 2.000 familles ont été relogées au niveau de ce quartier ainsi qu’à Ras El Aïn où plus de 400 constructions illicites ont déjà été éradiquées. L’ex-wali d’Oran avait affirmé la volonté des pouvoirs publics de débarrasser la deuxième ville du pays des taudis qui entraînent des commerces et un trafic profitables à certaines personnes aux dépens de la ville. Des personnes de tout bord et surtout venant des wilayas limitrophes s’implantent quasi quotidiennement dans ces bidonvilles. Le plus grand nombre des constructions illicites a été recensé dans les communes d’Es-Sénia et Bouâmama (ex-El Hassi). La dynamique que connaît le secteur de l’habitat et la consistance des programmes confortent les autorités locales dans la volonté d’éradiquer totalement les constructions précaires. Les autorités locales veulent désormais en finir avec la mafia des bidonvilles. Pas moins de 155 bidonvilles ont été recensés à travers les différentes communes de la wilaya. Ces maisons de fortune sont réparties sur trente bidonvilles. Il a été décidé de ne reloger que les familles recensées en 2007. Si les pouvoirs publics semblent fermement décidés à en finir définitivement avec les bidonvilles et les constructions illicites qui ceinturent complètement Oran et ses environs, la multiplication des opérations de relogement des familles dans le cadre du plan de lutte contre l’habitat précaire a ouvert l’appétit à de nombreux citoyens qui ont érigé de nouvelles baraques dans l’espoir de bénéficier d’un logement social. Il y a lieu de rappeler qu’en mars dernier, dans la daïra de Béthioua, les services de la wilaya d’Oran avaient procédé à la démolition de 38 constructions illicites en cours de réalisation au village dit «Djefafla» ainsi que plusieurs clôtures entourant d’autres parcelles détournées dans le but d’y construire des habitations. Une campagne de démolition des constructions illicites a été lancée en janvier par les services communaux d’Aïn El-Turck et a ciblé 30 constructions illicites réparties sur 10 plages. En 2014, pas moins de 2.500 constructions illicites ont été rasées dans les communes de Mers El-Hadjadj, Bir El-Djir, Mers El-Kébir, Bousfer, Es-Sénia, El-Hassi, entre autres.

Source : Lequotidien d’oran du 18.7.2020


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