La situation inextricable d’un important lot de logements réalisé par l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) à Relizane, depuis des années, a constitué une réelle contrainte pour leurs occupants pour bénéficier des dispositions du décret N°18-153 du 4 juin 2018 fixant les modalités et les conditions de cession des biens de l’Etat et gérés par l’office.

Ces logements ont été réalisés, selon le directeur de l’OPGI, sans intitulé. Ces unités ont été érigées en sus des différents programmes alloués à la wilaya et attribuées, dans leur grande majorité, aux employés de l’office qui les ont vendues, apprend-on. «Nous n’avons aucune donnée sur ces logements. Nous disposons juste d’une liste de bénéficiaires, une situation embrouillée nécessitant l’implication de plusieurs secteurs pour son démêlement», a souligné le directeur lors de la conférence qu’il a animée conjointement avec les directeurs de l’urbanisme, du logement et de l’équipement.

Il a tout de même souligné l’effort consenti par l’Etat pour les conditions d’habitabilité. «La wilaya a bénéficié durant les deux derniers quinquennats d’une enveloppe financière de 7584 milliards de centimes pour la réalisation d’un ambitieux programme estimé à 22 550 unités, dont 4470 sont en voie d’achèvement.

Le montant alloué est consommé à 87%», a-t-il dit. De son côté, le directeur du logement a noté que «2019 est l’année des projets, en levant le voile sur les programmes envisagés dans toutes les formules». «Devant l’engouement des citoyens pour la formule AADL, le secteur, qui vient de livrer ses 2000 premières unités, s’attelle à lancer les 1900 autres, en attendant la conclusion d’un autre quota de 1100 unités, qui sera destiné aux postulants éligibles et n’ayant pas été retenu dans le premier programme AADL 1», a affirmé le directeur. Dans le domaine, du logement rural et dans les zones éparses, Relizane a bénéficié jusque-là de 383 365 aides à la construction.

A la faveur de sa visite dans la wilaya, le ministre lui accordé un autre quota de 500 aides pour la construction sous cette formule, qui est répartie sur les 38 communes de la wilaya. Cependant, il est à souligner que les bénéficiaires n’ayant pas réalisé ou achevé leurs logements comme convenu, seront assignés à rembourser les subventions qu’ils ont perçues. «Nous avons recensé 1008 cas défaillants.

Ils seront alertés pour achever leurs habitations où ils seront traduits devant la justice pour la restitution», a-t-il dit. Concernant les récurrents litiges avec les promoteurs privés, le chargé du secteur a noté qu’une approche est désormais en vigueur pour protéger le postulant des éventuels conflits. «Dorénavant, le circuit d’argent s’articulera autour de la CNL (Caisse nationale du logement). Le souscripteur versera son argent dans les caisses de la CNL et même ses crédits bancaires y passeront», a-t-il précisé.

En ce qui concerne le secteur de l’urbanisme, notamment dans son volet amélioration, ce responsable a souligné que la wilaya a bénéficié à travers la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales d’une enveloppe de 130 milliards de centimes destinés à l’inscription de différents opérations visant l’amélioration du cadre de vie du citoyen. «Après un diagnostic de la situation de nos agglomérations et l’énumération des défaillances, nous avons élaboré notre plan d’action en fonction des priorités», a souligné le directeur de l’urbanisme, en soulignant l’importance de l’éclairage public, du bitumage des ruelles et de l’aménagement des espaces urbains.

Il est aussi revenu sur l’intérêt accordé au vieu bâti. «Nous avons consacré pas moins de 27 milliards de centimes pour la réhabilitation des habitations dégradées», a-t-il affirmé, ajoutant que «dorénavant, aucune cité ne sera livrée sans viabilisation et raccordement aux réseaux de gaz, électricité et eau».

Source: el Watan du 09/02/2019

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