Des millions de logements ont été construits. Des millions sont projetés à l’avenir. Mais seront-ils réalisés sur la base du concept de procurer des minima à leurs habitants. Selon les dernières directives des pouvoirs publics il n’est plus question de réaliser de nouveaux ensembles urbains sans y prévoir les commodités indispensables. En clair, il faut dorénavant intégrer les besoins réels de l’habitant

Il est incontestable que tous les ensembles d’habitations construits depuis les Zhun (zones d’habitations urbaines nouvelles) sont synonymes de cités dortoirs. En effet, dans ces lieux, une nette impression d’enfermement se dégage. Le strict minimum y est absent. On parle ici d’un manque notoire de structures autant nécessaires qu’indispensables aux habitants. C’est la preuve que tout ce qui a été construit jusqu’à présent, grands ensembles d’habitations collectives, cités et autres, est des plus inadaptés aux besoins réels de l’habitant. Pourtant, les règles d’aménagement urbain et d’occupation spatiale existent et sont connues des urbanistes ! Il faut en effet pour 1 000 logements au moins 4 écoles primaires, 2 CEM, 1 lycée, une poste et un centre de santé. C’est là le minimum, car on peut ajouter une antenne de banque, desserte de la cité par une ligne de transport public et d’autres commodités, nouvelles certes, mais qui s’avèrent de plus en plus nécessaires, à l’exemple de la création d’établissements préscolaires ou crèches, car les locataires sont en majorité des couples qui travaillent. Il faut également rappeler l’intérêt d’implanter dans les Zhun des espaces verts et des aires de jeux pour enfants. Or malheureusement que constate-t-on dans grand nombre de Zhun : le végétal est quasi inexistant. Devant ces carences, qui aux yeux des concepteurs des Zhun sont dues au fait qu’on a jusqu’ici toujours privilégié le développement du
quantitatif, c’est-à-dire le nombre de logements à construire aux dépens du qualitatif. Les pouvoirs publics ont décidé de changer de stratégie. «Nous ne pouvons plus continuer dans le quantitatif car cette option a montré ses limites comme elle s’est avérée à l’origine de nombreux problèmes. Pour résumer : un ensemble de maux et de troubles sociaux ont fini par caractériser les nouveaux grands ensembles d’habitations notamment dans ceux créés ces deux dernière décennies», soutiennent des sociologues nationaux. A partir de constat des lieux il est clair que les pratiques urbanistiques qui ont prévalu jusqu’ici sont appelées à faire l’objet d’une révision. Une option que viennent d’adopter les pouvoirs publics et mise à exécution par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. C’est en effet une réorientation des pratiques de l’aménagement urbain fondée sur le concept de la durabilité qui a commencé a être mise en place. Cette réorientation est d’autant plus souhaitée quand on sait que de
nombreuses villes du pays sont contraintes à une extension de leur plan d’occupation du sol (POS) en raison d’une demande croissante en logements toutes formules confondues. Mais comme les terrains d’assiettes pouvant accueillir de grands projets de construction de logements aux abords des grandes villes sont de plus en plus rares, il va falloir chercher un peu plus loin. C’est-à-dire construire les nouveaux ensembles d’habitations à quelques encablures de ces dernières et où seront réunies toutes les commodités d’un bâti intelligent, harmonieux et serein.

Source: la tribune


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