L’affaire des habitants du quartier de la Casbah de Constantine, bénéficiaires de logements attribués à l’UV 18 d’Ali Mendjeli, avant de vivre un revirement de situation, continue de faire des remous.

Aux dernières nouvelles, les familles concernées soutiennent qu’elles subissent toujours une véritable pression de la part des administrations concernées. Une manière qu’ils qualifient de véritable «répression» de la part des responsables critiqués, après ce qui s’est passé suite à la visite de Abdelmalek Sellal à Constantine en avril 2016.

Pour rappel, une soixantaine de familles ont bénéficié d’attributions officielles à l’UV18 lors d’une cérémonie organisée en présence des caméras de la Télévision, avant d’être priées de quitter les lieux au motif que ces logements n’ont pas été achevés. Les actions de protestation menées par les bénéficiaires qui ont décidé d’investir les blocs de leurs immeubles, où ils ont passé des nuits avec leurs enfants par un froid glacial au début du mois de janvier, n’ont pas été du goût des responsables de l’OPGI, accusés d’être derrière le cauchemar qu’ils endurent.

«Quand nous avons dénoncé cette opération, les autorités nous ont épargnés du dernier relogement. Pourtant, nos logements ont été achevés il y a une année. Veulent-ils les attribuer à d’autres personnes ?», a déclaré l’une des protestataires, les larmes aux yeux. S’agit-il d’une façon de se venger de ces pauvres citoyens qui n’ont fait que réclamer leurs droits, surtout après les écrits parus dans la presse ? Les concernés soutiennent que toutes les mesures prises à leur encontre le prouvent formellement. «Le chef de la daïra de Constantine nous a exigé de lui fournir des engagements écrits pour ne pas réoccuper nos anciens logements dans le quartier de la Casbah, ce que nous avons fait, surtout que nous n’avons pas voulu forcer les portes de nos appartements à l’UV18, bien que nous ayons nos attributions, jusqu’à ce jour on n’a rien vu venir, pire que cela le chef de la daïra nous demande encore une fois de voir avec l’OPGI, c’est du mépris à notre égard», poursuit notre interlocutrice.

A défaut d’une intervention rigoureuse du wali de Constantine pour les rétablir dans leurs droits, les concernés craignent que leur calvaire prenne les allures d’un long feuilleton à l’issue incertaine. Interrogé sur cette situation lors de sa visite aux projets de logements, le wali de Constantine, Kamel Abbes, a affirmé que les concernés seront recasés incessamment. «Nous avons demandé à ces bénéficiaires de signer un engagement pour que ces logements de la vieille ville ne soient pas réoccupés par d’autres personnes, même s’il s’agit de leurs proches. Ceux qui ont répondu à nos exigences seront recasés. Il y aura aussi un arrêté communal interdisant l’occupation de ces logements évacués une fois que les bénéficiaires auront quitté les lieux, car les habitations sont précaires, mais aussi classées», a-t-il expliqué.

Source:Elwatan 04-02-2017