Des dizaines de citoyens n’ayant pas été touchés par les dernières opérations de relogement, surtout des habitants de la vieille ville qui ont déposé des recours, mais aussi d’autres sites dont les habitants ont été délocalisés comme Aouinet El Foul, Sidi Mabrouk inférieur, notamment, ont tenu un sit-in, hier, devant la daïra, menaçant de fermer la rue au cas où ils ne seraient pas reçus par son 1er responsable.

Les protestataires venaient de ‘Rahbet Essouf’, ‘Errassif’, la rue Chevalet et de ‘Souika’, dont les noms n’ont pas figuré sur la liste des 1.762 logements attribués, il y a un mois, ni sur celle des 535 unités plus récente, datant juste du 05 juillet dernier. « Nous avons déposé nos dossiers, il y 20 ans », dira l’un d’eux, pendant qu’un autre affirme qu’il y a plus d’un quart de siècle qu’il a déposé sa demande, soit en 1990. Tandis que d’autres brandissaient, dans les mains des décisions de pré-affectation, qu’ils ont en poche depuis des années sans qu’ils n’aient bénéficié, pour autant, du logement promis. D’autres encore déclarent faire partie des fameux « nouveaux mariés », à savoir des enfants d’attributaires d’appartements à l’UV 20 de Ali Mendjeli, qui demandent de bénéficier d’appartements propres à eux, car ils sont avec femmes et enfants. Une autre catégorie de protestataires englobe ceux qui ont fait leurs demandes de logement social, avec des accusés de réception qui datent, aussi, de 15, 20 et 25 ans, mais qui malheureusement, n’ont même pas été destinataires de décisions de pré-affectation. « Nous sommes-là pour rappeler notre cas aux autorités locales et réclamer qu’elles en tiennent compte, corrigent leurs erreurs et cessent d’annoncer que tout va bien et que les choses sont maîtrisées, concernant le logement social », lancera l’un d’eux. Enfin, des habitants de sites d’habitations précaires déménagés, depuis le mois de juillet 2017, à savoir ceux de Sidi Mabrouk inférieur, Bab El Kantara, Ziadia, Emir Abdelkader (ex Faubourg Lamy), notamment, qui ont déposé des recours, à cette date, attendent toujours que l’on tranche dans leur cas. Sachant, disent-ils, que leurs voisins ont été transférés, l’été dernier, à l’UV 20 extension sud de Ali Mendjeli, alors que la cinquantaine de familles qu’ils représentent attendent une solution, qui tarde à venir. En début d’après-midi, les protestataires ont fini par se disperser, non sans promettre de revenir encore.

 

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