Ce qui était une exception est en passe devenir une règle. A Boumerdès, il n’est pas rare de trouver des logements neufs distribués avant qu’ils ne soient raccordés aux réseaux d’AEP et d’électricité.

C’est ce que vient de faire, encore une fois, la célèbre Rntreprise nationale de promotion immobilière (Enpi) ou l’ex-EPLF au grand dam des acquéreurs des 109 logements du front de mer de Boumerdès. «Le projet remonte à 1999. Ce n’est qu’après une rude bataille avec le promoteur et de multiples protestations qu’on a pu obtenir les clefs.

C’était en juillet dernier. Les responsables de l’ENPI nous ont promis que nos appartements seront raccordés à l’eau et à l’électricité quelques jours après la remise des clefs. Sept mois plus tard, on n’a rien vu», dénonce un bénéficiaire, ajoutant s’être pourtant acquitté de la totalité du prix du logement.
«Je crois que tout le monde a payé. Moi j’ai versé 852 millions de centimes, mais je suis déçu. Non seulement on n’a pas d’eau et de l’électricité, mais les espaces extérieurs aux immeubles sont toujours en chantier. On n’a toujours pas fait la viabilisation. Si c’étaient des logements sociaux, on aurait fermé les yeux, mais ce sont des appartements qui ont été construits dans le cadre promotionnel et qu’on a payé très cher», s’offusque-t-il.

elwatan du 08.02.2020