Les occupants jugent que la situation est devenue invivable, après des années d’attente et de promesses non tenues.

Hier, des dizaines de citoyens se sont rassemblés sur la place de l’Eglise, au centre-ville de Skikda, pour demander «l’entame des opérations de relogement des habitants occupant des logements menaçant ruine et ceux aussi vivant dans une promiscuité devenue intolérable», selon les termes employés par leurs représentants.

Ces derniers, tout en soutenant que ce rassemblement a été «fortuitement organisé», jugent que la situation qu’ils endurent depuis des années est devenue invivable. «On ne cesse de nous demander de patienter encore, alors que les immeubles qui abritent des dizaines de familles risquent à tout moment de s’écrouler», disent-ils.

Et de poursuivre : «En janvier 2008, on nous avait déjà laissé comprendre qu’on allait être relogés avant la rentrée sociale, or, une année après, on continue de vivre dans les mêmes conditions.» Les mêmes représentants ont également fait part d’une récente rencontre qui les a regroupés avec le wali. «Il nous a expliqué que les pouvoirs publics avaient d’abord à s’enquérir de la recevabilité de quelques dossiers en les soumettant au fichier national.

Ce que nous comprenons, mais nous demandons néanmoins à ce que les citoyens, dont les dossiers ne connaissent aucune anomalie d’ordre légal, soient relogés, d’autant plus que des logements achevés restent disponibles.

On a vu que les opérations de relogement des anciens habitants des bidonvilles s’étaient prolongées dans le temps et ont été réalisées par tranches, pourquoi pas nous ?», se sont interrogés les mêmes interlocuteurs. «Nous craignons pour la vie des habitants des immeubles menaçant ruine, d’autant plus que nous vivons une saison hivernale pluvieuse.

L’état de ces bâtisses ne saurait encore résister à ces aléas», estiment-ils. «Il est temps aujourd’hui qu’on nous apporte du concret et que commence l’opération de relogement de ceux dont les dossiers ne souffrent d’aucune anomalie. On a trop attendu», concluent-ils.

A relever que le maire de la ville s’est déplacé auprès des citoyens pour écouter leurs doléances. On a par ailleurs tenté, en compagnie de quelques confrères, de prendre attache avec le chef de daïra en vue d’avoir d’autres informations relatives au sujet, mais il n’était pas dans son bureau à ce moment-là, nous a-t-on fait savoir.

Source: El Watan du 14/01/2019



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