Abdelmadjid Tebboune avait annoncé déjà qu’il ne restait de la formule AADL que 177 000 dossiers à traiter. Ce qui ne signifie nullement qu’il sera mis fin à la formule en question. Bien au contraire. « C’est un programme que nous garderons pour toujours », a déclaré le ministre à propos de la formule AADL. Il a expliqué en marge de la visite de Sellal que « cette formule est du semi-social parce qu’elle répond au besoin en logements de la classe moyenne algérienne ». Mais, précise-t-il, « comparée à la distribution du logement social, c’est trois fois rien ». Tebboune est convaincu que l’AADL est «une formule qui intéresse même des pays étrangers, tant elle est efficace pour régler les crises de logement ».

Interrogé sur la cession des biens OPGI, il reconnaîtra qu’elle avance « un peu lentement parce qu’au niveau des OPGI, on exige le certificat négatif, ce qui est contraignant pour les citoyens concernés ». Le ministre rappellera qu’un projet de décret de la suppression de ce certificat est déposé au niveau du ministère des Finances en attente d’une signature. La vente des logements OPGI « sous la table », c’est-à-dire, a expliqué le ministre, que « le pas-de-porte a été cédé par le propriétaire du logement mais aujourd’hui, il revient pour l’acheter et le vendre à celui qui bénéficie du pas-de-porte, est illégal ». Il est certain que le ministère ou aucune autre institution ne pourra rien contre ce genre de transactions illicites. Mais ce qui est sûr, selon Tebboune, « c’est que la cession ne se fera jamais au profit de celui qui a acheté le pas-de-porte ». Le ministre notera sur un autre chapitre qu’ « il faut donner des terrains en concession au privé au niveau des nouveaux pôles urbains pour qu’il participe dans la construction des infrastructures socioculturels nécessaires aux familles ».