D’après le quotidien d’oran du 19.10.2020 Enlisés depuis des années dans l’ornière répugnante de l’immobilisme, 1.400 logements de formule LPL, répartis entre les municipalités d’Aïn El Turck, de Bousfer et d’El Ançor, sont livrés aux mignardises de la nature et aux actes de vandalisme.

Quatre walis d’Oran, Boudiaf, Zaâlane, Chérifi et Djellaoui en l’occurrence, ont chacun d’entre eux promis que la réception de ces logements, synonyme de la fin d’un long calvaire pour les centaines des mal-logés, est programmée incessamment et ce, lors de leurs visites d’inspection respectives des chantiers. La dernière en date, qui a été effectuée par M. Djellaoui, remonte au début du mois de janvier dernier au cours de laquelle il s’est enquis de l’état d’avancement des travaux d’une partie de ces logements dans les municipalités d’El Ançor et de Bousfer.

A El Ançor, l’ex-chef de l’exécutif de la wilaya d’Oran s’est renseigné sur la situation du projet de réalisation de 500 logements sociaux locatifs et des 65 locaux commerciaux. Il a exhorté les responsables concernés à achever les travaux de réalisation dans les plus brefs délais. L’ex-wali a également donné des instructions fermes en ce qui concerne des installations éducatives et d’en prévoir d’autres afin d’absorber la pression exercée sur la région, sans omettre d’insister sur l’accélération des travaux de connexion aux différents réseaux d’eau potable et de gaz naturel ainsi que la réalisation d’aires de jeux et d’un parking. Il a aussi chargé le directeur de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de travailler en coordination avec les différents services techniques et ce, afin de réceptionner le projet des 500 logements en mars 2020.

L’ex-chef de l’exécutif s’est ensuite rendu à la commune de Bousfer où il a eu à s’enquérir du projet de réalisation de 500 logements de formule LPL et des 88 locaux commerciaux, affilié à l’Office de promotion et de gestion immobilière, qui est supervisé par la société indienne Shabundji. Il a également donné des instructions aux responsables concernés pour réexaminer l’aménagement extérieur et la réalisation d’établissements scolaires tels qu’une école secondaire et primaire et changer d’endroit l’assiette destinée à la mosquée, ainsi que la réalisation d’espaces verts, d’aires de jeux et de parkings. Notons aussi que l’ex-wali a aussi écouté les préoccupations des citoyens liées à la question du logement.

Il importe de signaler dans la foulée que des rassemblements à répétition ont regroupé régulièrement, avant l’avènement de la crise sanitaire, des familles sinistrées devant les sièges des quatre APC que compte la daïra d’Aïn El Turck, caractérisant ainsi une ambiance morbide dans cette partie de la wilaya d’Oran. «C’est fou tous ces engagements des autorités locales n’ayant pas été honorés et les promesses qu’elles nous ont balancées toute honte bue depuis des années pour nous faire patienter» se sont indigné avec une humeur bilieuse des mal-logés du chef-lieu de la daïra d’Aïn El Turck, qui ont pris attache à ce propos avec Le Quotidien d’Oran.

Toujours est-il que les responsables des municipalités côtières semblent vraisemblablement être confrontés à un véritable casse-tête face concernant le considérable retard de réalisation des projets en question. C’est le cas du projet des 300 logements LPL du quartier El Bahia, à mi-chemin du village de Cap Falcon, qui a été lancé en novembre 2013, pour un délai de réalisation de24 mois, par l’ex-wali d’Oran M. Boudiaf. L’entreprise étatique l’EDCO (ex- DNC), qui a été désignée à l’époque pour réaliser cette cité de logements, a été dans l’obligation de résilier son contrat et ce, suite au non-paiement de ses créances. Le chantier est depuis livré à l’abandon avec tous les impacts négatifs qui en découlent. Notons que le lancement de ce projet a suscité une grande satisfaction chez les mal-logés qui ont malheureusement rapidement désenchanté une année après en apprenant l’arrêt des travaux suite à la défaillance de ladite entreprise.

«A ce jour, soit plus de sept années après leur subit arrêt, les travaux n’ont toujours pas redémarré. Les familles de l’habitat précaire, qui ont déposé des demandes de logements auprès des services concernés, ne savent plus à quel saint se vouer», a déclaré le représentant d’un comité de quartier du chef-lieu. D’une source proche de l’APC d’Aïn El Turck, on apprend que «les travaux de ce projet, qui sont à l’arrêt après un taux d’avancement de 20%, sont tributaires de l’aval du contrôle technique CTC». Ce quota devra en principe être attribué aux mal-logés de la daïra d’Aïn El Turck. Il est fort probable cependant que la faible offre de ce quota de logements sociaux, face à la forte demande, suscitera le mécontentement de nombre de postulants. En effet, la demande s’est amplifiée entre-temps pour dépasser le cap des 6.000 dossiers déposés par les postulants. Il est utile de signaler qu’outre les postulants au relogement, qui ont déposé leurs dossiers plusieurs années auparavant, des centaines d’autres familles sinistrées squattent des biens communaux, essaimés à travers la daïra, qu’il faudrait aussi reloger pour permettre leur récupération.