«Quel sera notre devenir?» se sont demandé plusieurs pères de famille qui incitent les journalistes en couverture à constater l’état de leurs logements.

Le logement continue à poser un sérieux problème et ce, dès que les responsables en charge de la question ont décidé du relogement de plusieurs milliers de familles dans le cadre de l’absorption de l’habitat précaire. Plusieurs centaines d’Oranais continuent à revendiquer leur droit à un logement décent. Rien que dans le quartier populaire d’El Hamri, plus de 2000 logements ont été attribués par voie de préaffectation. Dans ce quartier, la bataille est encore loin d’être gagnée vu le nombre important de recours qui été déposés. Aux dernières informations révélées par les responsables du secteur urbain d’El Hamri, quelque 300 personnes, toutes habitant El Hamri, ont officiellement contesté les mesures prises par les services en charge de relogement. «Quel sera notre devenir?» se sont demandé plusieurs pères de famille qui incitent les journalistes en couverture à constater de visu l’état des lieux déplorable des habitations les ayant abrités pendant plusieurs décennies. Un autre d’ajouter: «Nous avons été écartés de cette opération sans aucune explication alors que nos habitations menacent de s’écrouler». Des sources proches du secteur urbain d’El Hamri ont été très véhémentes vis-à-vis de l’opération de relogement décidée et mise en oeuvre par les pouvoirs locaux. «Ils n’ont pas sollicité notre collaboration dans le recensement qui a été confié à un bureau d’études par les services de l’habitat», a-t-on indiqué. Jusqu’en début d’après midi d’hier, la tension a atteint son pic dans ce quartier populaire. Idem pour le quartier populaire de Derb où l’on signale que près de 400 familles n’ont pas bénéficié des préaffectations décidées par la wilaya d’Oran en 2011. «Toutes ces familles ont formulé des recours auprès des services en charge de relogement», a-t-on appris auprès de l’APC d’Oran. A Oran, le relogement a bel et bien été entamé sur fond de contestation. Dans cette opération, tous les coups sont permis. Un cas est à relever dans le géant quartier populaire des Planteurs surplombant le vieil Oran, Sidi El Houari. La piscine communale est menacée d’être squattée par plusieurs dizaines de familles. Les bons payent pour les mauvais. Cette maxime a bel et bien trouvé un terrain d’application un peu partout dans le pays, notamment dans la ville d’Oran. Ainsi, plusieurs postulants au logement social en ont bénéficié, lors des opérations précédentes. Cette alerte a été donnée par les familles concernées dont plusieurs ont été écartées du relogement. Une telle évidence a été confirmée par le ministre de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, lors de sa dernière visite à Oran. Il a indiqué en ce sens, que «22% des demandeurs ont eu des logements auparavant».
La dernière opération échafaudée par les services de l’habitat d’Oran porte sur le relogement de 11.000 familles réparties sur sept secteurs urbain. Celle-ci a été entamée hier dans un contexte de mouvement de contestations observé un peu partout aux quatre coins de la ville.

Source: l’Expression