«Le marché de l’immobilier en Algérie est, comparativement au niveau de vie de la population, le plus cher au monde.»

La problématique du logement demeure vivace en Algérie. En dépit des programmes lancés par l’Etat, lesquels sont servis par une abondante publicité officielle, la crise semble être toujours là, surtout que les statistiques nationales concernant la demande en la matière ne sont pas suffisamment parlantes.
Les pouvoirs publics ont, par ailleurs, sur les bras, l’épineuse question du relogement, notamment celui des populations sinistrées lors du séisme de 2003 et dont un grand nombre est encore locataire de chalets installés le long du littoral Est algérois, en particulier.
En effet, des centaines, voire des milliers de familles attendent, plus d’une dizaine d’années après, de se voir attribuer un toit décent. Citons également le vieux bâti qui date de l’époque coloniale, dont une bonne partie a été ébranlée par l’onde sismique de 2003. Il va donc falloir aux candidats en lice à l’élection présidentielle de 2014 de convaincre sur ce dossier aux nombreuses ramifications.
Une manne financière considérable a été allouée à ce secteur durant plus d’une décennie (2000). Il n’en demeure pas moins que la pression demeure énorme sur l’habitat.
La crise est donc latente et peut à tout moment se transformer en vraie bombe sociale.
L’accès au logement reste encore un vrai casse-tête pour les citoyens algériens et cela en raison de nombreux facteurs déterminants qui se conjuguent pour faire barrage au droit constitutionnel de tout un chacun d’avoir un habitat salubre. Rareté du foncier, incapacité des entreprises algériennes à construire convenablement, problème de distribution lié à l’absence d’un fichier du logement probant, «le marché de l’immobilier en Algérie est, comparativement au niveau de vie de la population, le plus cher au monde». relève, à juste titre, les experts. Ni la fameuse formule Aadl ou location-vente, bien que la mieux adaptée à la réalité de la société algérienne, ni la formule LPP (Logement promotionnel public) destinée aux ménages à haut revenu (plus de 6 fois le Snmg) n’ont suffi à endiguer le phénomène latent.
Les candidats qui briguent la magistrature suprême devront faire preuve de sagacité afin de donner la chance aux Algériens de pendre définitivement leur crémaillère

Source: l’Expression