En cette fin 2013, on continue à livrer des logements sociaux aux habitants, alors qu’ils ne sont raccordés ni au réseau d’assainissement ni à l’électrique. À Collo, ce qui devrait être une exception est en train de devenir une règle.
Dans un premier temps, pour la bonne cause de la réception des travaux, l’environnement immédiat des logements subit des travaux d’aménagement une fois la réception provisoire constatée. Dans un deuxième temps, on distribue les logements neufs situés dans de beaux quartiers. Puis, dans un troisième temps, les chaussées et autres canalisations fictives sont défoncées à coups de marteaux-piqueurs et de pelles pour installer le véritable réseau d’assainissement et raccorder les sites en électricité. Ainsi, le week-end dernier, une famille qui avait bénéficié, il y a deux mois, d’un logement social à Téléza a été dans l’obligation de quitter sa chaumière menaçant ruine, à cause des intempéries, pour rejoindre son nouvel appartement, toujours sans électricité. À la cité Didouche, après les travaux de raccordement au réseau d’assainissement du bâtiment
3 terminés la semaine dernière, les marteaux-piqueurs sont de retour pour, cette fois-ci, des travaux de raccordement au réseau électrique. Tout cela se passe, alors que les propriétaires de ces appartements ont reçu leurs clés, il y a près d’un mois, et le promoteur qui a réalisé la bâtisse pour le compte de l’OPGI a clôturé le chantier, il y a plus d’un an. L’opinion publique locale se pose une série de questions. Qui va payer les coûts des chaussées défoncées ? Qui passera à la caisse pour s’acquitter des frais de leur restauration ?
L’ensemble des intervenants que sont l’OPGI, les collectivités locales, Sonelgaz et l’ONA, pour ne citer que ceux-ci, se jettent la balle. Pis, l’on avance que la faute est au citoyen impatient de prendre les clés de son appartement. Sauf que l’on oublie que ces logements ont été livrés tacitement par les entrepreneurs à l’OPGI, il y a plus d’un an.

 

Source : Liberté Algérie