AADL, Logement social, LPP, LPA, les formules du logement aidé et soutenu par l’Etat algérien sont nombreuses et diverses. Mais toutes n’ont pas réussi à désamorcer cette bombe que représente la crise du logement. Une bombe qui risque d’exploser à n’importe quel moment sapant ainsi tous les efforts consentis pour garantir une quelconque stabilité à notre pays. 

Oui, le logement est clé qui ouvre toutes les portes en Algérie. Celles du développement, de l’égalité sociale et de la paix harmonieuse. Celles aussi de la contestation, l’émeute, le ras-le-bol contre l’injustice et l’exclusion sociale. Les mal-logis sont légion en Algérie. C’est devenue une réalité amère à laquelle nous nous sommes habitués. Et pourtant, la vérité n’est pas aussi simple, surtout pas simpliste. En Algérie,  pas moins de cinq millions et demi de logements ont été construits en 50 ans. Durant les dix dernières années, pas moins de 4 millions d’Algériens ont été relogés et logés. Pourquoi donc toute cette crise ? D’où est-ce qu’elle tire ses origines ?

La question est tout sauf évidente. Difficile à comprendre, en effet, comment autant d’algériens cherchent désespérément un toit décent alors que tous ces logements ont été bâtis. Sans oublier que l’Algérie compte au moins 1,5 million de logements inoccupés. Drôle de situation pour ne pas dire absurde et incompréhensible. En vérité, une lecture d’un degré zéro nous amènera à comprendre le paradoxe algérien : le népotisme et le favoritisme.  Oui, ces deux vices ont ruiné toute la politique du développement du logement en Algérie. Une grande proportion des logements sociaux se retrouve, après l’affichage des listes des bénéficiaires, entre les mains de personnes dont la situation sociale ne nécessite aucune compassion. Aucune enquête sérieuse n’a été réalisée à ce sujet. Mais les Algériens ont des yeux, des oreilles, ils voient, ils constatent, ils entendent, écoutent et assistent à des pratiques tout bonnement scandaleuse. Des logements sociaux attribués à des bénéficiaires qui les transforment en appartements luxueux faits de marbres et de faïences prestigieuses. C’est le constat que nous dressons à chaque opération de distribution de logements sociaux. Quel type de personnes nécessiteuses disposent des moyens considérables pour relooker tout un appartement ?  Les responsables des commissions de daïras ne répondent jamais à cette question. Ils ne réagissent guère lorsqu’ils lisent, de leurs propres yeux, les annonces des ventes, reventes et locations faites dans les colonnes des quotidiens nationaux à propos de ces mêmes logements sociaux.

Des logements destinés en toute logique, et vraisemblance, aux familles de condition modeste. Mais comment reconnaître la “modestie” des conditions de vie d’un algérien ? Le bidonville dans lequel il réside ? Les apparences sont le premier critère pour ne pas inscrire l’enquête sociale dans le registre sérieux. Tout le monde va donc louer un bidonville et lâcher quelques larmes, brûler aussi des pneus et bloquer la circulation routière, pour se retrouver avec un logement neuf. En attendant, le citoyen honnête, travailleur, instruit qui se réveille chaque matin, affronte l’anarchie des transports en commun, les misères de la circulation automobile, pour se rendre sur son lieu de travail et toucher à la fin du mois un salaire misérable, doit encore et toujours prendre son mal en patience. Lui, il ne peut faire le voyou. Il n’a pas aussi les connaissances nécessaires, ni l’argent pour glisser des enveloppes bien garnies à nos administrateurs qui gèrent la distribution des logements sociaux. Lui, le citoyen lambda, amoureux de son pays et inquiet pour son avenir, il n’intéresse pas  nos autorités. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas idiot, manipulable et servile. Lui, il ne se laisse pas berner par les promesses des politiques. Il ne part pas voter et accorder sa voix à un système pourri jusqu’à l’os. Le quatrième mandat, il n’y croit pas. Le statu quo, il n’en veut pas.

Les favoris de nos autorités sont ces voyous, coupeurs de route, brûleurs de pneus, les corrupteurs qui graissent la pâte, donnent des enveloppent, se paient des connaissances et favorisent, à leur tour, leurs proches, maîtresses ou leurs congénères issus de la même tribu. Les logements sociaux sont destinés pour ces gens-là. Ils ne sont pas pour les mal-logés condamnés par la fatalité et la corruption des moeurs politiques. Qu’on arrête donc de mentir et qu’on donne des logements à ceux qui les méritent vraiment…

Source : Algerie focus

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