Le comité du quartier este en justice l’OPGI
Dans une plainte adressée au procureur de la République près le tribunal d’Arzew, dont une copie a été transmise au chef de daïra, le comité du quartier Ahmed Zabana d’Arzew, dénommé la clé de la paix, fait part au magistrat de sa décision d’ester en justice le chef de service de l’agence locale de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI).
En effet, le signataire de cette plainte, M. Hadidi Houari, évoque dans sa correspondance dont L’Echo d’Oran détient une copie, adressée au représentant du ministère public, que le comité du quartier a reçu une plainte émanant des résidents de cet ensemble immobilier faisant part du problème de l’inondation des caves des immeubles par les eaux usées et de pluie, ce qui engendre l’émanation d’odeurs nauséabondes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des bâtiments. Les plaignants affirment que les habitants de cet îlot subissent ce calvaire depuis environ 12 ans.
«Le manque du réseau d’assainissement des eaux usées peut conduire à la corrosion et l’usure des bases et des piliers porteurs des édifices».
La plainte mentionne également, que l’îlot 226 logements est une cité marginalisée et ses habitants, adultes comme enfants, subissent ce calvaire qui est à l’origine de l’apparition de plusieurs cas de maladies graves telles que l’asthme». Dans un autre contexte, le président de l’association souligne dans sa plainte «Il existe une instruction destinée à tous les organismes de l’Etat faisant part de la réception, sans exception, de tous les citoyens dans le but d’écouter leurs doléances, mais à ce jour, continuera-t-il, aucun citoyen n’a été reçu.
Pire, même le président du comité du quartier, agréé officiellement par une autorisation de la commune, n’a pas été reçu ». En conclusion, le signataire affirme que « malgré plusieurs plaintes adressées à l’OPGI, la méthode du sourd-muet a été utilisée à notre encontre. A ce sujet, nous avons adressé une copie au chef de daïra d’Arzew qui, à son tour, connaît parfaitement la situation désastreuse dans laquelle vivent les habitants».

Des malfaçons non corrigées à l’origine du calvaire de dizaines d’habitants

Comme de coutume, et dans un esprit d’équité et de professionnalisme, nous avons donné la parole au chef de service de l’agence OPGI d’Arzew qui a tenu à porter les éclaircissements suivants, «le problème des caves de cet îlot des 226 logements revient au départ, à un défaut de construction car les regards ne sont pas construits au même niveau. Ce problème n’est pas d’aujourd’hui mais il dure depuis 2003 et les trois chefs de daïra successifs qui étaient à la tête d’Arzew, n’ont pu le résoudre. A plusieurs occasions, les services de l’OPGI et de la SEOR sont intervenus pour vidanger ces caves mais le problème persiste toujours car il n’y a pas de retour.
D’ailleurs, j’étais en compagnie d’une commission de la wilaya qui s’est rendue sur les lieux pour constater les faits et on attend toujours les mesures préconisées à prendre». Il faut mettre en évidence que l’agence OPGI d’Arzew ne dispose pas de services techniques, affirmera le chef de service.
«Le plaignant prétend que l’agence ne reçoit pas les citoyens, ce qui est faux, car nous recevons de dimanche à jeudi, sans interruption, toutes les personnes désireuses de prendre attache avec nous. Pour sa part, le président de ce comité, qui pointe tout le temps dans nos services pour nous ramener des gens à qui il nous demande d’intervenir en leur faveur à l’exemple de cette dame qu’il a accompagnée en nos bureaux, prétendant être sans ressources, et qu’elle ne devrait pas s’acquitter de son loyer.
D’ailleurs, à ce sujet, nous lui avons rétorqué que le domaine social rentre strictement dans les prérogatives de son association

Source: L’Echo d’Oran


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